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Mauvaises conditions routières : les chauffeurs de la STS blâment la Ville

En raison des conditions routières difficiles, des chauffeurs du Service de transport de Sherbrooke ont refusé de continuer leur route mercredi soir. Plusieurs d'entre eux déplorent la gestion de l'entretien des routes à Sherbrooke lorsqu'il neige ou que de la pluie verglaçante tombe.

Selon le syndicat, la situation se répète régulièrement. « Oui, il y a eu mercredi soir, mais il y a eu aussi la semaine passée où il y a eu une tempête de verglas. Il y a eu deux ou trois soirs où les conditions ont été problématiques. Ce qu'on déplore, ce qu'on a de la difficulté à comprendre, c'est les délais très longs avant que la Ville de Sherbrooke décide d'aller entretenir les routes et de sortir les saleuses. Régulièrement, on fait des appels à la Ville pour signifier des rues qui sont dangereuses ou qui sont glacées », explique le vice-président du syndicat des chauffeurs de la STS, André Marsan.

Ce dernier trouve anormal de devoir appeler la Ville pour signifier qu'il y a des portions de rues ou des grandes artères qui sont dangereuses, qui sont glacées. « Ce n'est pas normal. C'est leur mandat premier d'assurer la sécurité. Il n'y a pas autre chose à faire. Il n'y a pas de fleurs à arroser ou de gazon à tondre. La seule et unique chose qu'il y a à faire, c'est d'entretenir les rues, de ramasser la neige quand elle tombe et que ce soit sur l'asphalte partout. »

Selon André Marsan, les chauffeurs sont exaspérés par la situation.

Ça finit pas susciter de la grogne et de l'insécurité de la part des chauffeurs. On a quand même un véhicule de 40 000 livres qui mesure 40 pieds de long. Si on perd le contrôle du véhicule parce qu'il n'y a plus d'adhérence, avec les grandes côtes qu'il a y à Sherbrooke, ce n'est pas très sécuritaire!

André Marsan, vice-président du syndicat de la STS

Le vice-président rappelle que ce n'est toutefois pas de gaieté de coeur que les chauffeurs refusent d'effectuer des transports. « On essaie quand même d'offrir le maximum de service possible. Il ne faut pas oublier qu'on a des clients à bord. Il y en a aussi qui attendent aux coins des rues partout sur le réseau. Quand il neige, qu'il pleut, qu'il fait froid, qu'il vente et que tu sais que des gens attendent, on essaie d'offrir le maximum de service, de couvrir des artères qui sont moins problématiques », assure-t-il.

La semaine dernière, un chauffeur est passé, rue Président-Kennedy dans le secteur Rock-Forest, à côté de quelqu'un qui faisait du patin dans la rue. Pensez-vous que c'est normal qu'on circule dans des rues où on fait du patin? Elle est où la Ville quand il se passe des choses comme ça?

André Marsan, vice-président du syndicat de la STS

Enfermés dans un bunker?

La Ville de Sherbrooke se défend en disant que la situation était due à un nuage qui n'était pas sur les radars et qui a pris par surprise les autorités vers 17 h 30 mercredi. La Ville aurait ensuite rappelé la machinerie nécessaire sur la route.

« Même si c'est exact, je me demande si les personnes qui travaillent à la voirie et à l'entretien sont enfermées dans un bunker? Ont-ils une fenêtre pour voir dehors? Je faisais de l'autobus tout à l'heure et j'ai vu qu'il s'est mis à neiger à plein ciel. Est-ce qu'il y a au moins une personne à la voirie qui peut voir dehors, qui voit qu'il neige, qu'il commence à pleuvoir, quand il fait zéro ou -1, est-ce que ça peut que cette personne puisse se dire que ça va être périlleux sur les routes et qu'elle doive aviser les gens concernés? », se questionne le vice-président du syndicat.

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