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Mélanie Lemay portera finalement plainte contre son présumé agresseur 

L'une des initiatrices du mouvement Québec contre les violences sexuelles, Mélanie Lemay, a annoncé qu'elle portera finalement plainte contre son présumé agresseur. La Sherbrookoise en a fait l'annonce sur les ondes de C'est pas trop tôt en Estrie lundi matin. 

Mélanie Lemay aurait été violée en 2013, à l'âge de 19 ans, alors qu'elle était étudiante au cégep. À deux reprises, elle avait tenté de porter plainte. Les deux fois, les remarques des policiers la dissuadent d'aller plus loin dans sa démarche, raconte-t-elle. 

Aujourd'hui, les choses ont changé. Elle ira jusqu'au bout.

« Je vais effectivement porter plainte dans les prochains mois, quand je vais avoir plus de temps. Ça prend beaucoup de temps, beaucoup d'énergie pour produire la preuve et amener ça au tribunal. C'est quelque chose que je veux faire. Je suis curieuse aussi à quel point ça peut ajouter une conclusion, une finalité à tout le processus. Je le sais ce qui est arrivé. Je sais que ce qui va se produire en cour ne change absolument rien à qui je suis et à ce qui s'est produit. Ça va être intéressant d'évaluer le système de justice : est-il efficace ou non dans les cas d'agressions sexuelles? » explique-t-elle. 

Policiers et médecins visés aussi

Mélanie Lemay désire également porter plainte auprès du Comité de déontologie policière et du Collège des médecins du Québec. « C'est dommage parce que j'ai appris que nous avions un an pour dénoncer les [agissements] des policiers. Je ne sais pas si je vais pouvoir le faire. C'est important de faire enquête sur le comportement de certains individus », rappelle-t-elle.

Elle souhaite militer pour faire changer ces délais.

« Ça devrait commencer du moment où tu prends conscience que ce qui s'est produit était problématique, un peu comme on fait à l'IVAC (Indemnisation des victimes d'actes criminels) », souhaite-t-elle.

Vendredi, avec d'autres étudiantes de l'Université de Sherbrooke, Mélanie Lemay a lancé le mouvement Québec contre les violences sexuelles. Le groupe réclame notamment l'adoption d'une loi-cadre obligeant tous les établissements postsecondaires à se doter de politiques qui encadreraient les plaintes pour agression sexuelle.

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