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Mérite estrien : Robert Gagné, le grand-père aux 1000 petits-enfants

La famille, ça ne se limite pas aux liens biologiques, avance Robert Gagné. Le président de la Maison des grands-parents de Sherbrooke le sait trop bien.

Un portrait de Carl Marchand

On pourrait même dire de Robert Gagné qu'il a été un grand-père adoptif pour des centaines et des centaines d'enfants depuis la fin des années 1990. Il est directeur de l'école primaire des Quatre-Vents, rue Belvédère Sud, lorsque l'organisme l'approche pour des ateliers intergénérationnels.

Depuis, il n'a plus jamais quitté cette maison qui permet aux moins jeunes de transmettre leurs connaissances aux plus jeunes.

Car sans vieillir personne, il fût un temps où les gens travaillaient plus de leurs mains. Où les savoirs se passaient de génération en génération. Où la débrouillardise ne passait pas par une recherche sur Google.

« On prépare les enfants, avec toutes sortes d'habiletés que les parents n'ont pas le temps de leur montrer dans la vie très très rapide d'aujourd'hui », explique-t-il.

« Les enfants apprennent ici toutes sortes de choses que souvent, ils n'ont pas vues ailleurs. »

Cette importance de la famille, le résident du Canton de Hatley a pu en prendre la mesure dès son plus jeune âge, bien malgré lui. Sa mère décède alors qu'il n'a que six ans. 

« J'ai beaucoup de regret de ne pas avoir mes parents avec moi aujourd'hui, que ma mère n'ait pas vu mes enfants et mes petits-enfants. Mon père a pu connaître mon premier fils avant son décès. Ça m'a fait réaliser que c'est important de s'entourer d'êtres chers. »

Mais la famille peut toujours s'élargir, résume Robert Gagné. Il y aura toujours quelqu'un qui aura besoin d'aide, d'une présence, d'écoute.

Et c'est ce que la Maison des grands-parents s'efforce de faire : mettre en contact ceux qui savent avec ceux qui apprennent. L'un des faits d'armes les plus importants de l'organisme : un programme de lecture où des aînés vont en classe pour aider des élèves à lire.

Tout au long de sa vie, Robert Gagné s'est répété cette phrase, tirée d'un ouvrage de Nostradamus : « Dieu, dans quel siècle merveilleux nous vivons! », lance-t-il avant de se mettre à rire. 

Mais qu'a-t-il de merveilleux notre siècle, Monsieur Gagné?

« On hurle contre les réseaux sociaux, mais je pense que le monde n'a jamais été si proche et si loin à la fois. Il s'agit simplement de prendre conscience de la faciliter qu'on a entre nous, si on s'en donne la peine. »

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