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Meurtre d'Alain Bernard : le procès d'Anthony-Tristan Bernard s'ouvre à Sherbrooke

Le procès d'Anthony-Tristan Bernard, accusé du meurtre au 1er degré de son père, l'homme d'affaires Alain Bernard, a commencé au palais de justice de Sherbrooke mercredi matin. Le drame est survenu il y près de 30 ans à Granby.

Le juge de la Cour supérieure Martin Bureau a commencé par donner ses directives aux 12 membres du jury composé de cinq femmes et sept hommes. Entre autres, il leur a expliqué la notion de présomption d'innocence et l'importance du principe du « hors de tout doute raisonnable ».

La poursuite a fait entendre son premier témoin : Noël Bolduc, un policier à la retraite qui travaillait, en 1987, au Bureau des enquêtes criminelles et qui a été appelé sur les lieux du drame. Ce dernier a montré des photos du corps d'Alain Bernard, retrouvé mort sur une chaise du salon. Il a également présenté des échantillons de balle. 

Selon M. Bolduc, la scène de crime laissait croire qu'Alain Bernard avait été tirée d'une balle à la tête pendant son sommeil. Aucun élément ne laissait présager un vol ou une tentative d'introduction par effraction. 

De nombreux autres témoins seront entendus au cours du procès, dont l'ex-conjointe de l'accusé qui aurait reçu des aveux d'Anthony-Tristan Bernard quant à son implication dans le meurtre de son père.

Pauses fréquentes

Compte tenu de l'état de santé d'Anthony-Tristan Bernard, il risque d'y avoir des pauses fréquentes tout au long du procès. En raison d'une opération qu'il a subie la semaine dernière, il ne peut pas rester assis ou debout plus de 30 minutes. L'accusé était une femme au moment du meurtre puis il a changé de sexe dans les années 1980 et a connu plusieurs complications à la suite de cette intervention majeure.

C'est le troisième procès dans le dossier du meurtre d'Alain Bernard. Deux autres personnes ont subi un procès dans cette affaire soit Patrice Bernard, le neveu de la victime et Alain Béliveau, une connaissance. Les deux hommes ont respectivement été reconnus coupables d'homicide au 2e degré et d'homicide au 1er degré et de complot pour meurtre. Ils purgent des peines d'emprisonnement à perpétuité. 

Le procès devrait durer entre quatre et six semaines.

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