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Mezzanines dans les écoles : la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke s'explique

La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) a tenté de clarifier jeudi sa position sur la question des mezzanines dans les écoles. Elle avait annoncé, mardi, qu'elle allait devoir démolir des aménagements pour favoriser la lecture qui se trouvent dans plusieurs de ses classes, parce qu'ils ne répondent pas aux normes de construction.

La première mezzanine a été construite en 2002. La CSRS a expliqué que c'est uniquement après avoir reçu la demande pour la construction d'une 14e mezzanine qu'elle a réalisé, après analyse, que la structure n'était pas conforme au code de la Régie du bâtiment. Elle s'est ensuite rendu compte que le nombre de mezzanines était supérieur à ce qu'elle croyait. Treize plateformes ont été construites au cours des dernières années.

« On a communiqué avec la Régie du bâtiment, on a fait des appels pour savoir si on pouvait les rendre conformes, explique le directeur général André Lamarche. Ce qu'on a eu comme retour, c'est que c'était difficile, voire impossible de les rendre conformes. »

En raison du danger que ces structures représentent, la CSRS maintient sa décision d'interdire l'accès à ses mezzanines tant qu'un plan de démantèlement n'aura pas été déterminé, ou que les plateformes soient réaménagées pour être conformes aux normes.

Lorsqu'on lui demande pourquoi il a fallu tant de temps à la CSRS pour réaliser que les mezzanines n'étaient pas conformes, André Lamarche répond qu'il ne croit pas que la Commission scolaire a fait preuve de laxisme. Il souligne que les pratiques ont changé en 14 ans et que tout le monde croyait agir de bonne foi.

Les pressions continuent

Yves Nadon, l'instigateur du projet, relance un plaidoyer pour que ces espaces de lecture soient conservés.

« Ce n'est pas juste un meuble, c'est un endroit qui reflète une pédagogie. Ce sont de belles initiatives d'enseignants », souligne-t-il. 

Plusieurs parents appuient d'ailleurs la démarche de M. Nadon et souhaitent que ces mezzanines soient sauvés. 

André Lamarche admet par ailleurs l'efficacité de cet outil pédagogique, et il soutient que la commission scolaire est touchée par la mobilisation générale. Il rappelle toutefois que la CSRS doit d'abord et avant tout assurer la sécurité des élèves.

« On n'a pas fait ça de gaieté de cœur. On reconnaît l'apport pédagogique pour la lecture, pour l'animation. Mais quand il y a un danger, on ne peut pas l'assumer », affirme-t-il. 

Le député de Sherbrooke et ministre de la Culture, Luc Fortin, s'est d'ailleurs prononcé en faveur du maintien de ces espaces de lecture, tant qu'elles respectent les normes de sécurité. Il soutenait également qu'il allait tenter quelques démarches pour qu'une solution soit trouvée afin de les sauvegarder. 

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