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Mieux protéger le personnel hospitalier : un urgentologue du CHUS sonne l'alarme

Les agressions à l'endroit du personnel des hôpitaux ne sont pas suffisament dénoncées. C'est ce que croit un urgentologue du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) à la suite des événements survenus dimanche au Centre de santé Memphrémagog. 

Trois infirmières et un agent de sécurité ont été agressés par un patient, un homme âgé de 35 ans, qui était intoxiqué. Les policiers appelés en renfort ont dû intervenir.

L'épisode rappelle de mauvais souvenirs à l'urgentologue, Nicolas Elazhary, qui a déjà été victime d'une agression.

Ce dernier déplore que le personnel soignant évite, dans la majorité des cas, de déposer une plainte et que les plaintes conduisent rarement à une accusation. 
Selon une étude qu'il a menée, 80 % des agressions verbales ou physiques ne sont pas dénoncées.

Il souhaite par ailleurs que les établissements appliquent un protocole clair.

Le Centre intégré de santé et services sociaux affirme que le personnel soignant est formé pour tenter de calmer les patients et que des agents de sécurité peuvent intervenir physiquement. 

Dans le cas de l'agression au Centre de santé Memphrémagog, la plainte pour voies de fait a été soumise à la Direction des poursuites criminelles et pénales. Reste à savoir si des accusations seront portées.

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