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Mission au Népal : des souvenirs difficiles pour la Bromontoise Tamara Bournival

De retour au pays depuis deux semaines, Tamara Bournival est encore secouée par sa dernière mission humanitaire au Népal dévasté par un tremblement de terre qui a fait plus de 8000 morts en avril. La pharmacienne de Bromont y a passé six semaines au sein d'une délégation de la Croix-Rouge canadienne. Avec une équipe d'une trentaine de personnes, elle s'est rendue à Katmandou à titre d'aide médicale. 

Un texte de Geneviève Proulx

Même si ce n'est pas la première fois que Mme Bournival se retrouve en mission humanitaire dans des zones dévastées, les images qu'elle a vues sont épouvantables. « J'ai trouvé ça difficile à voir les sections de la ville qui ont été complètement détruites, surtout les vieilles sections avec les sites de l'UNESCO. On a vu beaucoup de gens vivre dans des tentes dans des parcs parce qu'ils avaient trop peur de rentrer dans leur maison ou parce qu'elle a été complètement détruite. »

Selon elle, les dommages les plus difficiles à voir sont situés à l'extérieur des grandes villes. « Katmandou a recommencé à fonctionner pas mal vite, mais c'est à l'extérieur de la ville que c'était difficile à voir, la destruction, les gens qui n'ont plus de maisons, plus rien. »

Malgré les dommages titanesques causés par le tremblement de terre d'avril dernier, Mme Bournival estime que les Népalais font preuve d'un courage remarquable. « Les gens sont tellement résilients, ils sont capables de rebondir après un tel désastre. Ils recommencent à vivre rapidement. Ils sont habitués de vivre avec des difficultés. Ils sont tellement forts », raconte-t-elle. 

Le gouvernement du Népal estime que près de 7 milliards de dollars seront nécessaires pour la reconstruction.

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