Retour

Moins d'un résident en CHSLD sur 10 a son deuxième bain en Estrie

Même si Québec a annoncé 36 millions de dollars l'an dernier pour permettre l'embauche du personnel nécessaire pour offrir un deuxième bain aux résidents d'établissements de soins de longue durée, la majorité de ceux du CIUSSS de l'Estrie-CHUS devra attendre la fin de l'année pour en profiter, a appris Radio-Canada.

Actuellement, seulement une centaine des quelque 1300 résidents qui nécessitent un deuxième bain dans les 26 CHSLD du territoire desservi par le CIUSSS ont accès à ce service; un total de 7,69 %, ce qui est bien en deçà de la moyenne provinciale établie à 49 %.

« On est dans le processus de dotation pour trouver les recrues à l’interne. C'est toujours le premier pas qu'on fait pour amener les gens qui n'ont pas de stabilité d'emploi à avoir un poste. Il faut comprendre que c'est en cours et que les employés vont arriver graduellement dans les prochaines semaines sur les postes reliés à ce budget-là », mentionne Sylvie Quenneville, directrice adjointe au Programme de soutien à l'autonomie des personnes âgées.

À terme, l'aide additionnelle du ministère de la Santé et des Services sociaux permettra l'ajout de 23 préposées aux bénéficiaires dans les différents CHSLD de l'Estrie, ce qui devrait permettre au CIUSSS d'offrir un deuxième bain à tous les patients qui en font la demande, à partir de décembre prochain.

Le Comité des usagers des CLSC, des CHSLD de Sherbrooke et de l'Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke doute de la capacité du CIUSSS d'atteindre son objectif et dit surveiller la situation de près.

« La question qu'on se pose, c'est comment vont-ils y arriver, parce que la situation est alarmante au niveau de la pénurie de personnel. Ils n'arrivent parfois pas à lever des résidents... comment vont-ils faire pour ajouter un deuxième bain, ce qui ne se fait pas en cinq minutes? » s'interroge la présidente du comité, Nicole Chiasson.

« Il ne faut pas oublier qu'il faut assurer leur bien-être aussi. Peut-être qu'un bain, c'est suffisant pour ne pas mettre la personne en danger sur le plan de sa santé, mais il y a le bien-être. Alors oui, c'est primordial, mais je me répète : ce n'est pas nécessairement facile à faire », ajoute-t-elle.

Plus d'articles