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Moins de revues scientifiques : inquiétude à l'Université de Sherbrooke   

Pour faire face aux compressions, l'Université de Sherbrooke a décidé de réduire le nombre d'abonnements à des revues scientifiques, ce qui représente une économie de 250 000 dollars. Une nouvelle orientation qui n'est pas sans conséquence.

La collection complète de l'éditeur scientifique Springer est sacrifiée, un choix fondé sur un sondage mené auprès de 11 000 étudiants et membres du personnel. Ils ont dû choisir les titres qui devaient être épargnés.

La directrice du service de la bibliothèque et des archives, Sylvie Belzile, explique que « le monopole exercé par les éditeurs spécialisés en revues scientifiques est aussi en cause, comme la force du dollar américain ». Le coût des acquisitions a, en effet, grimpé de 20 %. 

Du côté des étudiants, de nombreuses craintes sont exprimées. Ils considèrent qu'il s'agit de hausses déguisées de frais de scolarité puisqu'ils doivent payer pour obtenir les articles nécessaires à leurs travaux. 

Ils s'interrogent aussi sur l'avenir du système d'éducation.

Des étudiants-chercheurs demandent l'intervention du gouvernement.

La situation est d'autant plus préoccupante que dix personnes ont été relevées de leur fonction à la bibliothèque de l'Université de Sherbrooke depuis deux ans.

La conjoncture sème le doute chez ceux et celles qui estiment qu'une bibliothèque est indispensable à la réussite. 

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