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Mort par sudation : les trois accusés n'éviteront pas la prison

La Cour d'appel du Québec maintient les verdicts de culpabilité et les peines décernées à Gabrielle Fréchette, Ginette Duclos et Gérald Fontaine. Les trois accusés avaient plaidé leur cause devant le tribunal le 17 octobre dernier. Le jugement a été rendu public lundi en fin d'après-midi.

Le 29 juillet 2011, Chantal Lavigne, 35 ans, est morte à Durham-Sud, dans le Centre-du-Québec. Gabrielle Fréchette, Gérald Fontaine et Ginette Duclos étaient les organisateurs du séminaire Mourir en conscience, au cours duquel les participants recevaient des traitements et des soins énergétiques dans un établissement baptisé Reine-de-la-Paix.

L'une des activités consistait à s'enduire de boue, à s'envelopper d'une pellicule de plastique et à se recouvrir la tête d'une boîte de carton. Cette activité de sudation avait pour but d'éliminer les toxines du corps. C'est lors de ce traitement que Chantal Lavigne a trouvé la mort et qu'une autre femme, Julie Théberge, a subi un malaise.

Pour cette dernière, le trio était accusé de négligence criminelle causant des lésions.

Lorsqu'ils ont été reconnus coupables, en 2014, la juge Hélène Fabi a déclaré que l'expérience de sudation avait été réalisée dans des conditions extrêmement dangereuses. Elle a également qualifié les trois accusés d'« insouciants ».

Dans son mémoire déposé à la Cour d'appel, l'avocat de Gabrielle Fréchette soutient que les victimes auraient pu mettre fin au traitement à tout moment.

Dans le jugement rendu par Patrick Healy, juge à la Cour d'appel, on peut lire que « la permission d'appeler ne peut être accordée en l'absence de chances raisonnables de succès ».

Les accusés devront se rapporter aux autorités carcérales au plus tard à midi le 17 novembre prochain.

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