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Mulcair désavoué : Pierre-Luc Dussault se rallie

Le rejet de la confiance de Thomas Mulcair par une majorité de membres du NPD, réunis en congrès le week-end dernier à Edmonton, a ébranlé le député fédéral de Sherbrooke, Pierre-Luc Dusseault, un fidèle du chef démissionnaire.

« Je suis déçu. C'est ma première réaction. C'est une déception. Je croyais en ses capacités de mener la prochaine campagne et d'amener certains changements demandés par nos membres. Je croyais que les membres seraient d'accord avec ça. Ce matin, il faut accepter cette décision. Il y a le mot "démocratique" dans notre nom de parti : c'est pour une bonne raison. On la vit et on l'applique dans la vie de tous les jours », croit M. Dussault.

Selon lui, les membres du NPD ont été durs à l'endroit de Thomas Mulcair, qui a tenu tête aux conservateurs de Stephen Harper au cours des quatre dernières années. « Je pense que le crédit pour la défaite de Stephen Harper revient grandement à Thomas Mulcair et à son travail acharné en Chambre des communes, mais aussi à l'extérieur. Il a réussi à l'affaiblir au plus haut point. C'est dommage pour nous que nous n'ayons pas récolté le fruit de ce travail en Chambre et à l'extérieur », se désole M. Dussault.

Pierre-Luc Dusseault avait, comme ses collègues du Québec, signé une lettre d'appui à Thomas Mulcair. Avec un appui de seulement 48 %, Thomas Mulcair est arrivé bien loin du seuil minimal de 70 % qui avait été si souvent évoqué au cours des dernières semaines. Il s'agit d'une gifle cuisante pour le chef sortant, qui est devenu le premier chef néo-démocrate à être éjecté par un parti pourtant réputé indulgent avec ses meneurs.

M. Mulcair a précisé dimanche qu'il resterait à la tête du NPD en attendant le choix de son successeur. La formation aura jusqu'à deux ans pour sélectionner un nouveau dirigeant.

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