Nancy Landry a plaidé coupable mardi à une accusation réduite d'homicide involontaire pour la mort de son fils de trois ans, Nathan Garneau, survenue en février 2011. Elle écope de huit ans de prison, dont six mois de détention provisoire.

La Sherbrookoise était accusée de meurtre au premier degré et risquait la prison à perpétuité.

« C'était le désir de Mme Landry de mettre fin au processus judiciaire. La raison implique plusieurs facteurs qui se sont produits durant six ans », explique son avocate, Mia Mannochio.

La peine de huit ans correspond à une suggestion commune de la Couronne et de la défense. « [Avec] la preuve qu'on nous révélait dans les rapports médicaux, on a conclu que ça pouvait être juste un plaidoyer sur un homicide involontaire coupable », poursuit-elle.

« C'est toujours difficile de sonder l'esprit, de sonder l'intention criminelle [au moment des faits] », a précisé le procureur Andy Drouin.

« Pour soutenir un meurtre au premier degré, c'est : "Est-ce que la personne a l'intention spécifique de causer la mort?" Avec l'éclairage de ces rapports, on pouvait comprendre que son état mental pouvait être affecté, pouvait être amoindri », a-t-il nuancé.

Son ex-conjoint soulagé

Éric Garneau, ex-conjoint de Nancy Landry et père de Nathan, se dit soulagé de la tournure des événements.

« J'aurais aimé donner ma version, mais en même temps, ça me soulage de ne pas avoir de longues procédures pour le procès. Ils avaient demandé 30 jours d'audience », indique-t-il. L'homme se dit satisfait de la peine de prison imposée.

Quand on tue son propre enfant, généralement on a des problèmes de santé mentale. Je ne m'attendais pas à ce qu'elle ait la peine maximale de toute façon.

Éric Garneau, ex-conjoint de Nancy Landry et père de Nathan

« Je n'ai pas de colère, ça fait longtemps que c'est passé », conclut-il.

Retour sur les faits

Le 20 février 2011, Nathan Garneau avait été retrouvé sans vie dans une résidence de la rue Léo-Laliberté, à Sherbrooke. Huit mois plus tard, des accusations criminelles avaient été déposées contre Nancy Landry. La femme de 40 ans avait été, dans un premier temps, jugée inapte à subir son procès. Cette décision avait été cassée par la Commission d'examen des troubles mentaux du Tribunal administratif du Québec en 2014.

Le jour du drame, Nancy Landry avait tenté de s'enlever la vie. C'est la soeur de la victime, une adolescente de 16 ans, qui avait contacté la police.

Nancy Landry devait subir son procès au printemps.

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