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Négociations rompues entre Sherbrooke et ses cols blancs

Les négociations entre les employés cols blancs et la Ville de Sherbrooke sont rompues depuis vendredi matin en raison de la volonté du gouvernement d'accorder aux municipalités le droit d'imposer des conditions de travail aux syndiqués en cas d'impasse. 

Le maire, Bernard Sévigny, qui est aussi vice-président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), s'est prononcé en faveur de cette nouvelle mesure, incluse dans le pacte fiscal adopté mercredi par l'UMQ. L'enthousiasme du maire a ainsi fait réagir les cols blancs, qui ont décidé de se retirer de la table des négociations. Les deux parties en étaient à leur quatrième journée de pourparlers.

« Ce matin, il parle qu'il va pouvoir jouer au niveau des salaires. Pour nous, ça nous déçoit », déplore le conseiller syndical, Gaétan Desnoyers.

Selon les cols blancs, le dernier conflit de travail avec la Ville remonte à 1982. Depuis, ils se sont toujours entendus de bonne foi.

« Là, ce qu'on vient d'apprendre, c'est qu'on a une épée de Damoclès au-dessus de la tête qui fait en sorte que s'ils ne sont pas contents, ils vont pouvoir décréter eux-mêmes les conditions de travail, alors on ne peut pas accepter des choses comme ça », a-t-il poursuivi.

« Il y aura un encadrement »

Le président du comité exécutif de la Ville de Sherbrooke, Serge Paquin, a répliqué qu'une telle loi « ne donnerait pas de matraque dans les mains de toutes les villes au Québec. »

« Il y aura un encadrement et une instance probablement quasi judiciaire qui sera en dernier recours afin de savoir si toutes règles du jeu ont été respectées », fait-il valoir.

Serge Paquin ajoute que les employés sont la plus grande richesse de la Ville, même s'il croit que les élus ont besoin d'avoir le dernier mot en cas d'urgence. « On verra le projet de loi », a-t-il conclu.

De leur côté, les employés cols-bleus de la Ville de Sherbrooke ont prévu se réunir le 7 octobre pour tenir un vote de grève.

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