Le premier dimanche de novembre coïncide avec le changement d'heure. Voici pourquoi, dans la nuit de samedi à dimanche, à 2 h, nous devrons reculer montres et horloges.

La quasi-totalité du Canada passera à l’heure normale en fin de semaine, sauf à quelques endroits.

La Saskatchewan a décidé en 1966 d’adopter l’heure normale tout au long de l’année, sauf la ville de Lloydminster et ses environs, qui sont à cheval sur l'Alberta et la Saskatchewan et ont décidé de suivre l'heure des Rocheuses. Une partie de la Colombie-Britannique garde également la même heure toute l’année, tout comme la Basse-Côte-Nord, qui vit toujours à l'heure normale de l'Atlantique.

Une pratique critiquée

Instauré à l’origine afin de réduire la consommation d’énergie, le changement d’heure est remis en doute par certains.

En fait, c’est l’heure avancée du printemps qui devait permettre de réduire l'utilisation de l'éclairage le soir, en donnant la possibilité de profiter plus longtemps de la lumière naturelle. Mais plusieurs spécialistes estiment que ce changement n'en vaut plus la peine, notamment parce que l'éclairage représente moins de 4 % de la consommation d'énergie résidentielle, au profit des appareils électroménagers et du chauffage.

Quelques études ont aussi conclu que l'heure avancée réduit de façon limitée la consommation d'énergie, qu’elle n'a pas d'impact ou même qu'elle augmente légèrement la consommation de celle-ci.

Des conséquences sur le sommeil

D’autres détracteurs du changement d’heure soulignent ces effets néfastes sur l’horloge biologique et le sommeil, qui sont soudain déséquilibrés. Le changement d'heure à l'automne demanderait toutefois au corps moins d’adaptation que celui du printemps, puisqu’il permet de récupérer une heure de sommeil.

Cependant, comme le fait de reculer l’heure entraîne une perte des heures d’ensoleillement, il peut avoir des répercussions à court terme sur la santé, comme le manque d'énergie et la fatigue.

Une convention qui date de plus de 100 ans

C’est l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie qui avancent pour la première fois l’heure au printemps, en 1916, en pleine Première Guerre mondiale, dans le but d’économiser l’énergie pour participer à l’effort de guerre. Les deux pays sont vite suivis par la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis et le Canada.

Au pays, la mesure cause tellement de débats, particulièrement chez les fermiers, qui y sont opposés, qu'à la fin de la guerre, le gouvernement ramène tout le monde à l'heure normale. Chaque municipalité conserve néanmoins le droit de choisir ce qu’elle préfère de façon individuelle.

L’avènement de la Deuxième Guerre mondiale pousse le gouvernement à réinstaurer le changement d’heure obligatoire. En 1942, on adopte un décret instaurant l'heure avancée toute l'année dans tout le Canada, décret qui est aboli en 1945.

Puis, en 1963, le Canada adopte officiellement l’heure avancée, qui le sera du dernier dimanche d'avril au dernier dimanche d'octobre. En 1986, les trois premières semaines d’avril sont aussi ajoutées.

Et depuis 2007, l'heure canadienne est avancée du deuxième dimanche de mars au 1er dimanche de novembre. Le pays suit ainsi l’exemple des États-Unis pour faciliter les échanges économiques entre les deux pays.

Les deux pays nord-américains font partie des quelque 70 États qui pratiquent actuellement le changement d’heure dans le monde, tout comme le Mexique et la plupart des pays européens.

La mesure perd cependant peu à peu en popularité. De nombreux pays ont décidé d'abandonner le changement d'horaire, comme l’Islande, l'Inde, l'Argentine, l'Égypte et la Russie.

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