Retour

Opération séduction sur rails pour le train Montréal-Sherbrooke-Boston

Une centaine de voyageurs ont pris le train lundi à l'invitation de François Rebello, le promoteur du projet de train Montréal-Sherbrooke-Boston. L'objectif était de les convaincre d'investir dans son projet de 90 millions de dollars.

Aucun de ces invités n’avait été choisi au hasard. À ce jour, seules les villes de Bromont et de Farnham ont confirmé leur participation financière dans ce projet. La première a promis 1 million de dollars, la deuxième, 450 000 $.

« Aujourd’hui, ce n’est pas l’objectif d’avoir des engagements en sortant du train dans deux heures, c’est plutôt d’avoir des gens qui sont bien informés et qui sont motivés à aller en parler à leurs collègues pour qu’on arrive avec des décisions dans chacune des organisations, dans chacune des municipalités, au cours des prochaines semaines », explique le promoteur.

Des invités de tous les horizons sont montés à bord du train y compris des élus et des représentants de chambres de commerce canadiennes et américaines.

« C’est très intéressant, il y a beaucoup de potentiel. Ce qui nous intéresse, c’est la connexion entre Searsport et l’océan », a soutenu à sa sortie du train James S. Gillway, directeur général de la ville de Searsport, dans le Maine.

Le maire de Saint-Ignace-de-Stanbridge, Albert Santerre, était également du voyage. « Une journée comme aujourd’hui, c’était vraiment l’endroit pour mettre nos discussions, nos visions en commun », a-t-il commenté.

Quant à la ville de Sherbrooke, point de liaison important de ce projet, aucun investissement n’a encore été confirmé. Des questions restent en suspens, note le conseiller municipal Bruno Vachon.

Un enjeu? 

Parmi ce que François Rebello a pu présenter à ses invités lundi se trouvait l’étude de faisabilité, terminée en mai dernier. Cette dernière révèle que plus de 2000 personnes par jour seraient susceptibles d'utiliser le train pour se déplacer sur le trajet Montréal-Sherbrooke, offert en cinq aller-retour quotidiens.

Pour ce qui est du trajet Sherbrooke Boston, 1000 personnes seraient intéressées. Un voyage de nuit qui serait offert au quotidien.

François Rebello estime par ailleurs que la valeur foncière des propriétés situées dans des municipalités desservies par le train pourrait grimper de 0,75 % à 3 %.

Reste à voir si son projet de train deviendra, dans certaines municipalités, un enjeu au cours de la campagne électorale municipale qui vient de s’amorcer. L’homme d’affaires espère convaincre les municipalités d’investir au total 8 millions de dollars dans son projet.

Avec les informations de Mélissa Fauteux

Plus d'articles

Commentaires