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Parrainage de réfugiés : un organisme submergé d'appels à Sherbrooke

La suspension temporaire des nouvelles demandes de parrainage de réfugiés annoncée hier par Québec est un véritable choc pour les immigrants qui attendent de rapatrier en Estrie d'autres membres de leur famille.

L'Association éducative transculturelle, qui gère ces demandes à Sherbrooke, est submergée d'appels depuis cette annonce.

« J'ai des gens qui m'ont appelé et quand je leur ai expliqué, ils ne me croyaient pas. Ils pensaient que c'est moi qui ne voulait pas les aider », indique Shah Ismatullah Habibi, directeur général de l'organisme.

Le gouvernement souhaite réduire l'inventaire des demandes en attente estimées à près de 10 000. Les organismes comme l'Association éducative transculturelle ont jusqu'au 26 janvier pour déposer de nouvelles demandes après quoi, il sera trop tard.

« Ce n'est pas évident. On va tenter le maximum », assure M. Habibi.

Maiwand Ahmadzai, lui, est complètement découragé. Arrivée au Québec il y a trois ans avec sa femme et ses deux enfants, il essaie depuis de rapatrier ses parents et ses beaux-parents. L'urgence d'avoir ses proches auprès de lui ces jours-ci se fait sentir davantage puisque sa femme est hospitalisée à la suite d'un problème de santé.

« On est inquiet pour notre famille. On a besoin de notre famille ici, à côté de nous. On est ici physiquement, mais mentalement on est pas là », affirme-t-il.

En attendant, Maiwand Ahmadzai garde espoir et n'a pas l'intention d'aviser sa famille des dernières nouvelles pour leur éviter toute déception.

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