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Pas banal de trouver de la relève agricole pour les propriétaires des Vallons Maraîchers à Compton

En 20 ans, Jacques Blain et Josée Gaudet ont bâti ensemble Les Vallons Maraîchers; une entreprise de Compton qui produit des légumes biologiques sur une superficie de 36 hectares. Pour le couple d'agriculteurs, l'heure de la retraite sonnera bientôt. À défaut d'avoir de la famille pour prendre les rênes de l'entreprise, les propriétaires ouvrent leurs portes à de jeunes agriculteurs pour transmettre leur savoir : Guillaume Lapointe et Véronik Biron du Bastion Vert, une entreprise maraîchère de la région. Cette collaboration demande beaucoup d'ouverture de part et d'autre.

Jacques Blain et Josée Gaudet pensent déjà à la retraite, même s'ils ont encore quelques années devant eux. « Pour transférer une entreprise, il faut se prendre longtemps d'avance. Nous, on se donne au moins 5 à 8 ans », explique M. Blain.

Pour atteindre leur objectif, ils ont décidé d'inviter Guillaume Lapointe et Véronik Biron à se joindre à eux. Les jeunes agriculteurs passent l'été à la ferme pour vivre le quotidien de l'endroit.

« Guillaume et Véronik étaient nos voisins de kiosque au marché de Compton. Un moment donné, je leur ai dit : "si vous voulez vraiment vous installer sur une terre, nous, on cherche de la relève" », raconte Mme Gaudet.

L'appel est arrivé l'hiver dernier. Pour Guillaume, cette opportunité s'est vite transformée en défi.

La troisième fois sera-t-elle la bonne?

Le jeune couple est le troisième que Jacques et Josée accueillent chez eux. Comme les deux premières tentatives ont échoué, ils ont demandé l'aide du Centre des transferts des entreprises du Québec. La conseillère Yolande Lemire les accompagne tout au long de l'aventure. « À travers le processus, il va y avoir des petits noeuds et des gros noeuds. Alors, c'est de voir ensemble, comment on va les dénouer pour que l'entreprise en soit la plus gagnante », analyse-t-elle.

Jacques Blain explique aussi qu'un transfert d'entreprise est plus compliqué que l'on peut le penser. « Il y a beaucoup de non-dits, il y a beaucoup d'insécurité financière là-dedans. C'est quand même une entreprise d'une grande envergure. »

En cas d'interrogation, d'ambiguïté, Yolande Lemire est au bout du fil. Elle se déplace également à la ferme le plus souvent possible. Elle analyse la situation avec eux et leur laisse des devoirs.

« On a beaucoup de respect pour ce qu'ils ont accompli au travers les années. On est confiant que ça fonctionne », affirme la jeune maman, Véronik Biron.

Avant de célébrer, il reste encore beaucoup de travail à faire. À l'automne, Guillaume et Véronik devront faire un bilan de leur été. Si l'aventure les intéresse encore, ils seront graduellement impliqués dans les décisions de l'entreprise.

Si on en croit leurs mentors, cette fois-ci serait bel et bien la bonne. Jamais deux sans trois dit-on.

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