Sherbrooke est envahie par les chantiers routiers. Des dizaines de signaleurs sont en action chaque jour. Radio-Canada Estrie a passé quelques heures avec certains d'entre eux pour constater les dangers auxquels ils sont confrontés tous les jours.

Avec les nombreux chantiers sur le territoire de la Ville, les détours sont nombreux cet été, mettant la patience des automobilistes à rude épreuve. Et l'impatience des conducteurs, c'est probablement le plus grand défi, justement, auquel sont confrontés les signaleurs routiers.

Deux employés de Signalisation des Cantons ont été malmenés récemment par des automobilistes trop pressés. Tous les saints du paradis descendent du ciel. Ensuite, les doigts se lèvent. Ça s'est déjà vu des gens sortir de leur auto pour aller tamponner le signaleur, relate Yves Moyaerts, chargé de projet pour l'entreprise.

Heureusement, la plupart du temps, les signaleurs s'en sortent sans blessure grave. Mais tous ne sont pas aussi chanceux. Un signaleur est mort en novembre dernier à Bonsecours, en Estrie. C'était le sixième décès depuis 2010.

Les signaleurs sont là pour aider la population et non pas la contraindre. La loi, c'est quatre minutes d'arrêt. Ensuite, il faut ouvrir, ajoute M. Moyaerts. Les gens ne se domptent pas à changer leur mode de vie. Ils partent toujours à la même heure et prennent toujours le même trajet, même en sachant qu'ils vont être bloqués par des signaleurs, précise-t-il.

Cynthia Roy ajoute que l'utilisation du téléphone cellulaire est une autre problématique. Lâchez votre cellulaire. C'est très dangereux, lance celle qui invite les automobilistes à respirer par le nez. Ça ne sert à rien de klaxonner, de crier, de pogner les nerfs. Prends une grande respiration, prends ton café. Tu vas arriver chez toi quand même.

Les signaleurs s'entendent pour dire qu'aux abords d'un chantier, il est impossible d'être trop prudent.

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