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Passage au numérique : le Ciné-parc Orford gagne son pari

Après une fermeture de deux ans, le Ciné-parc Orford a réussi son pari d'attirer les foules grâce à ses nouveaux équipements. Depuis le début de l'été, plus de 35 000 personnes ont assisté aux projections cinématographiques en plein air.

Un texte de Geneviève Proulx

Des investissements de plus de 150 000 $ ont été nécessaires pour assurer le passage de la pellicule à la haute définition. Au total, la clientèle a agumenté de 50 %. Ses propriétaires assurent qu'il y a toujours une place pour le cinéma en plein air. « C'est une clientèle qui était disparue et qui revient avec les nouveaux projecteurs et les films d'animation pour enfants. L'attrait du côté vintage du ciné-parc y est pour beaucoup. Avec la nouvelle technologie, il s'agit aujourd'hui d'une expérience complètement différente. Le numérique, c'est 5 à 10 fois mieux que la pellicule. Et le son est bien meilleur avec les systèmes de qualité qu'on a dans les voitures aujourd'hui », soutient l'un des propriétaires, Jean-Yves Martel.

Finies donc les projections floues et la perte de définition dans les scènes de films sombres. Le prix abordable d'une sortie au ciné-parc est un argument de plus pour le jeune public. « Avec l'été et les vacances, on privilégie les films pour enfants. Beaucoup de familles fréquentent le ciné-parc, c'est une sortie pas très chère, elles peuvent apporter leur propre nourriture. Les jeunes de 5, 6 ou 7, ça leur fait de beaux souvenirs », ajoute M. Martel.

Comme la saison du ciné-parc ne dure que quatre mois, les propriétaires sont forcés d'innover. « On est en train de regarder pour développer des expériences hivernales. On parle d'hôtel de glace avec nos écrans de cinéma. On est en remue-méninges actuellement avec un paquet d'idée », dit le propriétaire.

Pendant l'âge d'or des ciné-parcs au milieu des années 80, une trentaine de cinémas en plein air opéraient partout au Québec. Depuis la fermeture, en septembre dernier, de l'établissement de Saint-Nicolas, sur la rive sud du fleuve dans la région de Québec, seulement cinq ciné-parcs existent encore dans la province, dont quatre dans la grande région de Montréal.

Les coûts de la conversion numérique, la valeur élevée des terrains et une désaffection générale pour le cinéma sur grand écran ont convaincu la plupart des propriétaires de fermer leurs portes.

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