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Passage remarqué pour la Sherbrookoise Mélanie Lemay à Tout le monde en parle

L'étudiante à l'Université de Sherbrooke Mélanie Lemay était parmi les invités du plateau de Tout le monde en parle dimanche. C'est avec aplomb qu'elle a raconté son histoire et sensibilisé les téléspectateurs à la cause des agressions sexuelles.

Mélanie Lemay a été violée alors qu'elle était étudiante au cégep. C'est à ce moment qu'elle a compris toute la difficulté que les femmes peuvent avoir lorsqu'elles parlent de leur agression. « C'était un joueur de football, quelqu'un qui était très respecté de sa communauté. C'était intéressant de constater qu'on a tendance à voir les gens comme tout noir ou tout blanc. Si dans cet aspect social là, je vois cette personne comme quelqu'un qui réussit bien, je ne peux pas imaginer qu'il est capable de faire ça aussi. On vit dans une espèce de résidu historique de la religion où tout est beau ou mal. On n'a pas de zone grise », a-t-elle analysé d'entrée de jeu. 

Réaliste, elle croit que les agressions sexuelles sont de grosses informations difficiles à gérer pour l'entourage. « C'est comme une goupille d'une grenade qu'on enlève et que l'on lance à l'entourage et c'est trop gros. Les gens ne sont pas capables de la garder. Quand tu connais l'agresseur et la victime, c'est beaucoup plus facile de dire que ça ne se peut pas et que la fille est une menteuse ».

Elle a rappelé que l'Université de Sherbrooke est l'une de celles qui s'impliquent pour que cessent les viols et les agressions sexuelles sur les campus. « Ils ont toujours été les premiers à nous ouvrir grand la porte sur toutes les ressources possibles et imaginables lorsque j'ai manifesté, avec d'autres étudiants, à vouloir agir. Ce qui est important de comprendre, c'est que ce n'est pas une dynamique qui est propre à un campus. »

Il ne faut pas oublier les hommes aussi

Mélanie Lemay a aussi souligné que les femmes n'étaient pas les seules victimes des agressions sexuelles. « Un garçon sur six en est victime. Il y a de graves problèmes à ce sujet-là. Les services qui sont offerts aux hommes victimes sont inexistants. Il n'y a que deux organismes au Québec (CRIPHASE à Montréal et SHASE Estrie). Moi, j'ai eu accès à des services et je les remercie. Je ne serais pas ici ce soir si je n'avais pas eu accès. »

67 % des Canadiens ne savent pas ce qu'est le consentement sexuel. 

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