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Passages à niveau dangereux : le ministre fédéral des Transports promet d'être plus transparent

Le ministre fédéral du Transport, Marc Garneau, promet de partager davantage de données sur les passages à niveau les plus dangereux au pays.

La semaine dernière, CBC dévoilait qu'une liste dressée par le ministère en 2014 concernant les 500 traversées où les risques d'accident sont les plus élevés n'avait jamais été rendue publique auprès des municipalités concernées.

La liste de Transports Canada a été générée en 2014 dans le cadre d'une évaluation de son programme de sécurité des passages à niveau. Au moment de sa création, 500 passages à niveau avaient été classés en fonction de facteurs de risque, un calcul rendu possible en partie grâce à un système de modélisation informatique qui se nomme GradeX, développé par des ingénieurs civils de l'Université de Waterloo, en Ontario. 

Le système s'attarde uniquement aux risques d'accident entre les trains, les piétons et les véhicules. Il se sert des données, entre autres, sur le nombre d'accidents, la conception des passages, la visibilité et la circulation routière et ferroviaire pour évaluer les risques de collision avec les véhicules et les piétons.

Lors de la période de questions, jeudi, le ministre a affirmé qu'il allait faire preuve de transparence, et que le logiciel qui génère les données de cette liste, GradeX, sera disponible aux intéressés. Il a également mentionné qu'il allait discuter de cette question lors de la rencontre avec la Fédération canadienne des municipalités, le mois prochain.

Le passage à niveau de Glencoe en quatrième position

Dans cette liste, il est notamment question de la traversée près de Glencoe, où deux femmes ont perdu la vie la semaine dernière à la suite d'une collision avec un train.

La limite de vitesse de la route Melbourne, à cet endroit, est de 90 km/h et bien qu'un train en approche soit signalé par des lumières et des cloches, il n'y a pas de barrière de sécurité pour empêcher une voiture de s'y engager. La conductrice aurait d'ailleurs omis de s'arrêter à l'intersection.

Ce passage à niveau, où s'est produit un deuxième accident mortel, il y a deux ans, se retrouve d'ailleurs en quatrième position du palmarès, dans le document gouvernemental. Selon le professeur Liping Fu, qui connait bien le logiciel de Transports Canada, ce passage à niveau se classe aussi haut en raison du nombre élevé de trains qui y passent, de sa forte densité de circulation et de la limite de vitesse.

Depuis l'accident, plusieurs résidents demandent d'ailleurs que des barrières de sécurité soient installées au passage à niveau de la rue Melbourne. Avant les événements, le Canadien National et la municipalité confirment qu'ils n'avaient pas l'intention de modifier les installations.

Aucun passage à niveau de Lac-Mégantic, où s'est produite la tragédie ferroviaire en 2014, ne fait partie de cette liste. Au Québec, c'est le passage à niveau de la rue Sainte-Anne, à Mont-Saint-Hilaire, qui est le plus dangereux (troisième position de la liste).

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