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Peut-on mieux accompagner les victimes de drogue du viol? Une Magogoise l'espère

Une femme de 49 ans de Magog a été récemment victime d'un malfaiteur qui aurait mis, à son insu, de la drogue du viol dans son verre. Guylaine Simard déplore le manque d'accompagnement tant du côté des autorités policières que de la santé. Elle estime qu'on doit prendre ce genre de crime beaucoup plus au sérieux.

C'est lors d'une soirée dans un bar du centre-ville de Magog que Mme Simard a été droguée. Tout d'un coup, elle ne comprenait plus ce qu'il se passait. « Je sais que je me suis ramassée aux toilettes et que j'ai perdu l'usage de mes bras, de mes jambes, de mes yeux, je ne voyais plus. Tout ce que je pouvais faire à ce moment-là, c'était de dire, ce n'est pas normal, ce n'est pas normal », raconte-t-elle quelques jours après les événements.

Des policiers se sont rendus sur les lieux et des ambulanciers l'ont conduite à l'urgence. Pour Mme Simard, il n'y a aucun doute : quelqu'un a mis de la drogue dans son verre. Hypothèse confirmée par le médecin rencontré à l'hôpital. « Elle m'a dit que c'est bien plate, mais tu vas devoir toujours traîner ton verre avec toi quand tu vas aller veiller.Elle m'a aussi dit que c'était malheureux, qu'ici à Magog, il y en a beaucoup. Elle a tourné les talons et je ne l'ai pas revue. »Guylaine Simard a senti qu'on la tenait responsable de ce qui lui arrivait et elle déplore qu'aucun prélèvement sanguin n'ait été pris. Elle ne saura donc jamais ce qu'elle a ingéré. « Le lendemain, quand j'ai fait venir les policiers, ils m'ont dit que, comme il n'y avait pas de prélèvement, ils ne pouvaient rien faire parce qu'ils ne pourraient pas prouver. »

Il n'y a donc pas eu d'enquête policière.

Difficile à détecter

Le GHB est très difficile à détecter et reste très peu de temps dans le sang. Les médecins ne font pas systématiquement passer de test et encore moins quand il n'y a pas eu d'agression sexuelle comme dans le cas de Mme Simard. Les échantillons ne sont pas analysée en Estrie, mais confiés à un laboratoire de Montréal.

« Je pense que les policiers, les ambulanciers, les infirmières, les médecins auraient dû se parler. On le fait quand il s'agit d'un enfant battu. Ce que j'ai vécu, c'est un crime. On semble ouvrir les portes sur ce genre de crime », déplore-t-elle.Que ce soit au CIUSSS de l'Estrie-CHUS ou à la Régie de police Memphrémagog, on soutient que chaque situation est gérée à la pièce.

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