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Pierre Cossette présentera sa candidature au rectorat de l'Université de Sherbrooke


Le docteur Pierre Cossette, doyen de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke, confirme qu'il déposera sa candidature au poste de recteur de l'Université de Sherbrooke.

« Une longue réflexion avec beaucoup de questionnements de mes collègues et plusieurs partenaires » a convaincu le doyen d'afficher publiquement son intention de succéder à la rectrice actuelle, il y a moins d'une semaine.

« Cela fait longtemps que j'y réfléchis, mais je m'étais moi-même donné un deadline interne. Je me disais que si je voulais faire un bon boulot, il faut que je fasse une démarche ouverte cet automne. »

Pierre Cossette est doyen de la Faculté de médecine depuis 2010 et son mandat actuel doit se terminer en 2018. Sa connaissance approfondie des rouages de l'établissement est un atout en sa faveur, estime-t-il.

« On a plusieurs succès à notre actif. J'ai beaucoup travaillé avec plusieurs personnes de différentes facultés. Je pense qu'il y a un équilibre à avoir entre la capacité de gérer de façon très rigoureuse et de développer une vision et des projets de mobilisation à long terme. »

Pierre Cossette affirme par ailleurs qu'il a la tête qui fourmille d'idées.

« L'Université de Sherbrooke est une institution très importante pour l'Estrie, elle fait une grosse différence dans la région [...] j'ai un certain nombre d'idées que je veux proposer, il y a des idées que je veux proposer avec la communauté et je veux proposer cela à visage découvert. »

Le médecin sait qu'il pourrait possiblement se retrouver en compétition contre de grosses pointures. L'ancien ministre de la Santé, Réjean Hébert, a déjà fait savoir qu'il songeait à briguer le rectorat, tout comme l'ancien recteur Bruno-Marie Béchard Marinier. Rien pour le démotiver.

« Je trouve ça important qu'il y a des candidatures de calibre qui se présente », affirme-t-il.

Le mandat de la rectrice Luce Samoisette se termine le 31 mai. Celui ou celle qui lui succédera entrera en poste le 1er juin 2017.

Des défis importants à relever

Le milieu universitaire a connu des années difficiles en raison des compressions budgétaires. Même si le vent semble tourner tranquillement, Pierre Cossette estime que la question du financement est l'un des principaux défis auquel l'Université doit faire face.

« La rigueur budgétaire est encore de mise et on a besoin d'une administration très performante et ouverte. On a besoin à la fois de maintenir une gestion très rigoureuse. Il y a des mécanismes universitaires qui ont besoin d'être ajustés », soutient-il.

À cela s'ajoutent des défis externes, comme celui de répondre aux besoins de la population, et aussi de saisir les opportunités de collégialité entre les différentes facultés.

« Il y a un grand nombre de défis qui nécessitent de franchir un peu mieux les frontières entre les facultés. De mettre les gens ensemble de façon interdisciplinaire pour développer ensemble à la fois des programmes d'enseignements et de la recherche. »

Le médecin estime que plusieurs avancées ont été réalisées au cours des dernières années, mais qu'il faut pousser un peu plus loin certains projets.

Quant à savoir s'il poursuivrait sa pratique médicale s'il obtenait le poste, lui qui fait toujours des consultations une demi-journée par semaine, il se donne le temps d'y réfléchir, « pour mes patients, mais aussi bien conscient de la tâche que cela représente d'être recteur. »

La période de mise en candidature n'est pas encore officiellement ouverte. Pierre Cossette estime que cela devrait se faire au cours du mois d'octobre.

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