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Plaidoyer pour un quartier de mini-maisons à Sherbrooke

Un citoyen de Sherbrooke demande que la Ville autorise et soutienne la mise en place d'un quartier de mini-maisons,

Richard Painchaud espère une orientation claire en ce sens de la part des élus. Depuis trois ans, il travaille à faire valoir son projet et soutien qu'il se bute à un mur administratif.

Pour lui, c'est d'abord une question sociale qui demande une volonté politique et non une question d'affaires qui nécessite l'apport de promoteurs immobiliers.

« La Ville n'a clairement pas envie de partir un projet. Au moment où on se parle, je ne connais pas de promoteurs qui ont cet intérêt-là considérant que leur objectif est de faire de l'argent. Mon objectif est de rendre la propriété accessible. On est vraiment dans deux mondes », a-t-il dit lors de la période des questions du conseil municipal de Sherbrooke lundi soir.

Bas coûts

Selon M. Painchaud, « une mini-maison, c'est entre 150 et 500 pieds carrés et coûte entre 30 000 et 75 000 $ à construire. [...] Ça permet de vivre à l'aise et heureux avec un revenu moindre, ça nous permet de nous bâtir un capital, ça nous laisse rapidement sans hypothèque à payer, ça nous permet de voyager, d'aller au resto, d'aller voir des spectacles ou de pratiquer nos sports préférés, bref, c'est bon pour l'économie locale. »

Il soutient que présentement, dans de nombreuses municipalités du Québec, on exige que les maisons unifamiliales aient une superficie d'au moins 730 pieds carrés. En Estrie, des Municipalités ont modifié leur réglementation pour permettre la construction de mini-maisons. C'est le cas à Dixville où un promoteur souhaite construire une douzaine de mini-maisons.

De son côté, la Ville assure avoir de l'ouverture à un tel projet. Si l'accès à la propriété passe aujourd'hui par ce genre de construction, la Municipalité croit qu'il faut réfléchir comment et où ce serait possible.

« Je pense qu'il y a une tendance lourde. On voit bien que l'accessibilité à la propriété demeure un enjeu préoccupant et pas juste à Sherbrooke, mais aussi ailleurs sur la planète. Si c'est une solution que l'on peut envisager pour permettre à un plus grand nombre de citoyens d'avoir accès à la propriété, ça vaut la peine de le regarder », soutient la conseillère Nicole Bergeron.

Le processus de refonte réglementaire est possiblement un bon moment pour analyser ce genre de dossier.

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