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Pluie et mauvais temps : les agriculteurs restent optimistes

Les agriculteurs n'ont pas la vie facile ce printemps. La pluie retarde l'ensemencement des champs et la nature prend du retard. Ils doivent souvent se montrer ingénieux pour sauver leurs récoltes.

Même si le beau temps est enfin arrivé, Jacques Blain, des Vallons maraîchers de Compton, soutient que le printemps pluvieux lui coûtera quelques milliers de dollars. « Je n'ai pas eu le temps de faire les opérations culturales comme de désherber mécaniquement sur le rang. On va être obligé de le faire manuellement et ça va exiger des coûts supplémentaires », donne-t-il en exemple. Tous les légumes de printemps accuseront un léger retard. « Il va y avoir un certain retard parce qu'à cette date-ci normalement, il y a plusieurs cultures qui sont en terre », ajoute M. Blain.

Du côté de la ferme Donabelle de Compton, on utilise des techniques pour faire face aux intempéries. « Depuis quelques années, on a des printemps plutôt humides et le fait qu'on soit sur un sable, ça nous donne une longueur d'avance », estime le copropriétaire de l'endroit, Donald Pouliot.

Ce dernier ne croit pas que sa récolte de fraises sera très en retard, car il utilise de la paille et des toiles pour protéger les plants contre des intempéries. Ces toiles sont utilisées l'hiver également. « Elles font un microclimat et nous permettent d'avoir un printemps hâtif. »

Reste que plusieurs agriculteurs souhaitent que Galarneau sorte pour de bon. « Ce qu'on aurait besoin, c'est un bon soleil. Un bon soleil qui dure jour après jour. Ça va bien là. Ce n'est pas encore inquiétant. Vous seriez venus me voir il y a une semaine. Oui, là j'aurais été inquiet, explique le propriétaire de la Ferme Beaulieu, Luc Beaulieu.

Les centres de jardin ont aussi été affectés par un printemps tardif. « Ça nous affecte surtout au niveau des arbres parce que les gens ont des périodes dans leur vie. Fin avril, première semaine de mai, les gens achètent des arbres. Cette année, à cette période, il y avait encore de la neige, encore de la glace. Ça fait qu'ils vont acheter plus tard. Pour ce qui est des leurs annuelles, des vivaces qu'on plante, le jardin, ça commence à la fête des Mères et surtout dans les deux semaines qui s'en viennent », analyse le propriétaire des Serres et pépinières Saint-Élie, Jean Grégoire.

Tous les producteurs s'entendent toutefois sur un point : ils espèrent que l'été va racheter ce printemps difficile.

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