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Plus de 305 500 $ amassés au Relais pour la vie de Sherbrooke

« Que c'est beau, c'est beau la vie! », lance avec le sourire Murielle Chainey. Son chandail jaune sur le dos, celui des survivants du cancer, la résidente d'Asbestos était fin prête vendredi soir à prendre le départ au Relais pour la vie de Sherbrooke aux côtés de son mari, Bruno Chainey.

Un texte de Christine Bureau

Le parc Jacques-Cartier, où se déroulait l'événement, avait pris des airs de fête pour l'occasion. La musique jouait à plein volume pour encourager les 1000 participants venus marcher autour du lac des Nations en soutien aux personnes atteintes de cancer et à leurs proches.

Murielle Chainey est elle-même une survivante du cancer des ovaires. Son mari l'a appris après une opération qu'elle avait subie. Les jambes ont failli lui lâcher. « J'étais tellement bouleversé », raconte-t-il.

Heureusement, l'opération s'est bien déroulée pour Murielle. Bruno se souvient qu'à l'époque, le médecin lui avait même dit : « Dans 20 ans, possiblement que vous allez être encore avec votre femme ». « Et ça fait maintenant 21 ans de ça! », lance Murielle en riant.

Mais il lui a d'abord fallu combattre la maladie. En tout, huit traitements de chimiothérapie ont été nécessaires. Son mari a toujours été auprès d'elle. 

« Il a été d'un grand secours », confie Murielle. Et pendant qu'il accompagnait sa femme, Bruno Chainey a appris que les personnes malades, même en plein traitement, sont capables de rester forts.

Il y a 11 ans, leur fils a dû battre un cancer à son tour. Tout comme sa mère, il s'en est sorti et il est aujourd'hui « en pleine forme », assure le couple. 

Le Relais pour la vie, c'est donc une façon pour eux de redonner un peu de ce qu'ils ont reçu. Même si celui d'Asbestos n'existe plus, ils continuent de « courir » les Relais pour la vie de la région.

Un événement solidaire et rassembleur

L'objectif du Relais pour la vie est bien d'amasser des fonds pour la Société canadienne du cancer. Cetobjectif n'empêche toutefois pas l'événement de rester humain et rassembleur, assure le président du comité organisateur, François Fouquet.

« C'est un peu une métaphore, mais on vit un peu le parcours d'une personne qui est malade. Toute la nuit, on sera confronté à la fatigue, un peu au froid, on va avoir faim. On va se demander si ça va bien. Mais c'est cela qu'une personne qui combat la maladie vit aussi », illustre-t-il.

Le Relais pour la vie commence toujours avec la « marche des survivants », c'est-à-dire que les survivants d'un cancer paradent devant la foule qui les applaudit. 

Le Relais débute à 19 h, et s'étire jusqu'à 7 h du matin. Des activités ont lieu durant toute la nuit. L'idée, toujours, est de se rassembler.

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