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Plus du double d'heures supplémentaires obligatoires aux CHUS

Alors que le CIUSSS de l'Estrie-CHUS espère toujours atteindre l'équilibre budgétaire d'ici un an, celui-ci eu recours à plus du double d'heures supplémentaires obligatoires aux hôpitaux de Fleurimont et de l'Hôtel-Dieu de la mi-février à la mi-mars qu'à pareille date l'an dernier.

Un texte de Charles Beaudoin

Entre le 15 février et le 15 mars, 428 heures supplémentaires obligatoires ont été effectuées par les employés dans ces deux hôpitaux de Sherbrooke, comparativement à 202 en 2016, peut-on voir dans le bilan des mesures exceptionnelles présenté par le directeur général adjoint du CIUSSS, Dr Stéphane Tremblay, mercredi.

« Ç’a un impact budgétaire et [un impact] sur notre taux d’absentéisme, a convenu Dr Tremblay. Faire travailler des gens en temps supplémentaire ou en tso [temps supplémentaire obligatoire], ce n’est pas de s’assurer qu’ils vont rentrer au travail le lendemain. Notre objectif, ce n’est vraiment pas de maintenir ça. »

Le CIUSSS compte sur l’ajout de personnel au cours des prochains mois pour diminuer le recours aux heures supplémentaires obligatoires.

Le directeur général adjoint du CIUSSS de l’Estrie-CHUS dresse tout de même un bilan positif des mesures exceptionnelles mises en place au cours des dernières semaines pour remédier à la prolifération des cas de grippe. Le nombre de patients en attente dans les salles d’urgence et le taux d’occupation sur civière sont en chute constante depuis la Saint-Valentin aux hôpitaux Fleurimont, Hôtel-Dieu, Haute-Yamaska, Magog et La Pommeraie.

« Dans l’ensemble, le bilan est positif. Les taux d’occupation sur civière se sont améliorés. Il y a encore des pics d’activité, mais on réagit beaucoup plus rapidement. On a plus d’armes à notre arsenal et c’est au bénéfice de la population », soutient Dr Stéphane Tremblay, qui précise que les mesures d’urgence ont pris fin la semaine dernière.

Ce dernier assure que des leçons ont été retenues au cours du dernier hiver et que la gestion sera revue lors de la prochaine saison froide.

« On a réagi en gestion de crise, là il faut réagir en prévention pour l'an prochain. Il faut regarder comment on va soutenir les salles d’urgence, les unités d’hospitalisation à partir du début décembre et s’assurer que les mécanismes sont en place pour ne pas revivre ce qu’on a vécu l’an passé », résume-t-il.

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