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Plutôt 400 ou 500 réfugiés à Sherbrooke, selon Marie-Claude Bibeau 

Il est probable que Sherbrooke reçoive plus que les 210 réfugiés syriens qui ont été annoncés cette semaine, a fait avoir la ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, en entrevue jeudi à Écoutez l'Estrie.

« Ça me semble sous-estimé, 210. J'ai l'impression que c'était des hypothèses de travail qui ont été vues. Pour Sherbrooke, je serais étonnée que ce soit ça », a-t-elle confié. Un chiffre plus réaliste? « Entre 400 et 500 », a-t-elle répliqué. 

Il y a une semaine, le Service d'aide aux Néo-Canadiens de Sherbrooke (SANC) avait également avancé ce chiffre. L'organisme accueille déjà 450 réfugiés annuellement depuis une douzaine d'années.

Mercredi, Québec a pourtant confirmé que Sherbrooke recevrait 210 réfugiés. De ce nombre, plus de la moitié sont parrainés. Selon Marie-Claude Bibeau, ceux qui sont parrainés par le privé pourraient être parmi les premiers à arriver. « Espérons-le », a-t-elle glissé. 

Toujours sans détail

Le Service d'aide aux Néo-Canadiens attend depuis plusieurs semaines d'avoir plus de détails sur le nombre de réfugiés à accueillir afin de pouvoir se préparer.

Jeudi matin, une rencontre téléphonique a eu lieu entre le ministère de l'Immigration du Québec et les organismes communautaires d'accueil, dont le SANC. L'organisme sherbrookois aurait aimé savoir à partir de quand les réfugiés commenceront à arriver dans la région, mais n'a pu obtenir de réponses à ses questions. 

« Comment cela va se passer? Et-ce qu'on a une date précise par rapport aux premiers vols qui vont arriver ici, au Québec? Est-ce qu'on sait combien de temps les gens vont rester dans la base de Valcartier? Comment va se faire la jonction avec la destination finale? Est-ce que c'est par autobus, est-ce que c'est en soirée? En fin de semaine? », se demandait jeudi matin la directrice générale du SANC, Mercedes Orellana. 

La Ville en appui

Plus tôt en journée, le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, a affirmé être à l'aise avec le nombre proposé par Québec, d'autant plus que les prévisions étaient plus élevées.

Il souligne toutefois que, contrairement à d'autres municipalités, ce n'est pas la Ville, mais le Service d'aide aux Néo-Canadiens qui pilote ce dossier

Bernard Sévigny assure toutefois que la Ville va tenir des rencontres avec les partenaires, afin s'assurer la cohérence du dossier. Elle va également tenter de favoriser l'intégration des réfugiés. Un comité, par exemple, pourrait être remis sur pied pour aider les gens à se trouver un logement.

« Tous les 1er juillet, la Ville forme un comité pour éviter que des gens se retrouvent sans logis. Ce n'est pas impossible qu'on remette ce comité-là en marche pour faciliter, ou aider la recherche de logement de ces gens-là », soutient-il. 

Bernard Sévigny souligne également que la recherche d'emploi sera un dossier important, d'autant plus que la moitié des réfugiés quittent les régions pour les grands centres en raison d'un manque de travail. Il affirme que la Ville tentera de collaborer. Elle emploie présentement 70 personnes issues des minorités culturelles, et souhaite augmenter ce nombre à 125 pour être au pro rata de la population.

« À compétences égales, on fait de la discrimination positive », affirme-t-il.

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