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Pollution lumineuse : un expert de Sherbrooke pour informer les astronomes américains

Le chercheur en pollution lumineuse Martin Aubé a été l'un des premiers Québécois à prononcer une conférence devant l'American Astronomical Society.

La rencontre annuelle de l'organisme, qui se déroulait à Dallas du 3 au 7 janvier dernier, est le plus gros congrès en astrophysique au monde.

« Généralement, dans les congrès scientifiques, ça touche au mieux quelques centaines de personnes. À ce congrès-là, il y avait une salle de 1000 personnes. C'était assez impressionnant », explique M. Aubé, professeur-chercheur au Cégep de Sherbrooke et professeur associé à l'Université Bishop's et à l'Université de Sherbrooke.

Sa conférence portait sur la transition du mode d'éclairage des lumières au sodium vers les lumières à diode électroluminescente (DEL). Les astronomes connaissent depuis longtemps le problème de la pollution lumineuse, indique le chercheur, mais sont peu au fait des impacts de la nouvelle technologie.

« Il y a un enjeu très rapide de dégradation du ciel étoilé », prévient l'expert.

Des solutions simples

De la lumière bleue se dégage des ampoules DEL blanches et c'est cette lumière qui est néfaste, explique Martin Aubé.

Les villes peuvent facilement s'attaquer à la pollution lumineuse, ajoute-t-il, notamment en réduisant l'intensité des lampadaires munis de lumières DEL blanches. Placer des arbres entre les lumières de rues et les habitations permet aussi de réduire l'exposition.

Mais la stratégie la plus efficace, selon lui, est cependant l'achat de lumières DEL ambrées.

« En prenant ça, on n'a pratiquement plus de lumière bleue. Non seulement on réduit le problème par rapport aux lumières DEL blanches, mais même par rapport à l'éclairage au sodium », soutient Martin Aubé.

Informer les élus

Selon M. Aubé, si certaines villes font bonne figure en la matière, la majorité des élus municipaux connaissent peu les dangers liés à la pollution lumineuse.

« Actuellement, les élus sont informés par l'industrie de l'éclairage. Je pense que la science doit intervenir. Ça va avoir un impact direct sur la population éventuellement. Je ne peux pas me permettre de garder ça pour moi », conclut-il.

En 2016, Martin Aubé s'était notamment rendu au Maroc, où on souhaite créer une réserve de ciel étoilé comme celle du mont Mégantic.

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