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Postes abolis, horaires réduits et diminution de services au Centre de réadaptation de l'Estrie

Deux postes seront abolis et deux employés à temps plein écoperont d'un horaire réduit au Centre de réadaptation de l'Estrie (CRE). La baisse du nombre d'accidentés de la route et le nombre moins élevé des accidents de travail explique ces décisions.

Une physiothérapeute et une ergothérapeute, qui occupaient des postes en surcroît depuis plus de six ans, perdront ainsi leur travail d'ici quelques semaines. Deux autres employés verront pour leur part les heures réduites de plus de la moitié.

Le directeur de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux en Estrie (APTS), Emmanuel Breton, estime que cela va se traduire par une augmentation de la charge de travail pour les employés.

« La clientèle n'a pas diminué au Centre de réadaptation. Le surcroît de travail était là pour une raison », soutient-il.

M. Breton affirme également que depuis quelques années, les congés de maladie sont plus nombreux et il craint que cette tendance ne s'amplifie en raison de la surcharge de travail.

Le Centre de réadaptation travaille principalement auprès de gens ayant subi d'importants traumatismes, des accidentés de la route et des gens victimes de blessures graves au travail.

La direction parle d'ajustements

Le CRE soutient qu'il s'agit plutôt d'un ajustement. C'est qu'une grande partie du budget provient du financement de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) pour les accidentés du travail, et de la Société de l'assurance automobile (SAAQ), pour accidenté de la route.

Or, depuis deux ou 3 ans, le Centre constate une diminution des cas d'accidents, ce qui entraîne une baisse du financement. 

Conséquences, une réduction des services est inévitable pour les gens qui ne sont par couvert par la CNESST ou la SAAQ. « On va pour la première fois créer une liste d'attente dans ce secteur-là », dit Mario Morand.

Les équipes qui font les frais de ces compression étaient utilisées en surplus depuis un certain temps, ce qui provoquait des inéquités en matière de ressources humaines, affirme le directeur. M. Morand ajoute que des choix s'imposent.

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