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Postes Canada : la grève ou le lock-out reporté

La menace d'une grève ou d'un lock-out à Postes Canada est repoussée de quelques jours.

Les deux parties n'ont pas communiqué l'avis réglementaire de 72 heures nécessaire si l'une ou l'autre décide de recourir à un arrêt de travail. Il ne peut donc pas y avoir de conflit de travail avant le 5 juillet.

François Senneville, directeur national pour le Québec au Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), explique plus en détail la raison de ce report :

Le STTP et l'employeur poursuivent donc leurs négociations. Ils ont jusqu'à minuit, vendredi, pour en venir à une entente.

Mercredi dernier, le syndicat a demandé à Postes Canada de reporter l'échéance de deux semaines, mais le président-directeur général de la société, Deepak Chopra, a refusé de prolonger la période de négociations.

Demandes syndicales

Les principaux points en litige sont les salaires et l'instauration d'un régime de retraite à cotisations déterminées pour les nouveaux employés, plutôt qu'un régime de retraite à prestations déterminées.

De même, les parties discutent de la création de postes temporaires et de la création de postes à temps partiel de soir et de fin de semaine pour la livraison des colis, plutôt que de faire faire des heures supplémentaires au personnel régulier.

François Senneville a mentionné que la partie syndicale compte déposer une contre-offre à l'employeur d'ici la fin de l'après-midi, vendredi.

Mandat de grève

Le syndicat détient un mandat de grève qui lui a été accordé massivement par ses 47 000 membres à travers le Canada.

François Senneville, directeur national et porte-parole syndical, a soutenu en entrevue, cet avant-midi, que les employés ont tenu un vote de grève car l'employeur a décidé de sauter quelques étapes lors des pourparlers.

L'unité syndicale en milieu urbain a voté en faveur d'une grève à 94,2 %, tandis qu'en banlieue, la proposition a reçu 91,3 % des appuis.

Avec les informations de Claudine Richard

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