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Présidence de l'UMQ : Bernard Sévigny devra faire face aux syndicats municipaux

L'élection de Bernard Sévigny à la présidence de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) arrive au moment où le gouvernement libéral doit déposer un projet de loi pour donner plus de pouvoir aux Villes dans le cadre des négociations avec les syndicats représentants leurs employés.

En vertu de cette entente, les municipalités ont accepté de subir des compressions de plus de 1,2 milliard de dollars par année en échange de pouvoirs accrus dans leurs négociations avec leurs employés. Ces pouvoirs doivent être précisés dans ce projet de loi.

Cette révision de la loi est essentielle pour le nouveau président de l'UMQ étant donné que les salaires versés sont le principal poste de dépenses des villes. « Les prochains mois seront relativement chauds. Je n'ai pas vu le libellé de la loi, mais on parle de quoi quand on parle d'outils pour permettre aux municipalités de faire aboutir des négociations de convention collective? J'ai encore bon espoir d'avoir ces outils-là. »

Le nouveau président tient mordicus à l'autonomie des villes dans ces négociations. « C'est fondamental la reconnaissance d'un gouvernement de proximité de disposer d'outils pour pouvoir contrôler son budget. Plus de la moitié des dépenses municipales, c'est la masse salariale sur laquelle on n'a à peu près pas de contrôle. Comme gouvernement normal, on veut avoir des outils normaux pour pouvoir contrôler nos dépenses », dit-il. 

Nouveau président = maire absent?

Bernard Sévigny ne croit pas que son élection à la présidence de l'UMQ fasse de lui un maire absent. « Mon prédécesseur, Jean Perrault, a joué ce rôle-là avec brio. J'étais conseiller municipal à l'époque et on ne pouvait pas dire qu'on voyait la différence. Il a toujours été un maire très disponible à Sherbrooke. Avec les technologies, il y a toujours moyen de faire les choses à distance. Je ne crains pas d'être absent de Sherbrooke parce que je suis président de l'UMQ. Jamais je ne vais négliger cette fonction à Sherbrooke. »

Étant donné que Bernard Sévigny est le conjoint de la ministre fédérale du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, il s'est assuré qu'il n'aurait pas à traiter de dossiers fédéraux. Ce sera le premier vice-président de l'UMQ, Alexandre Cusson, qui y verra. « C'est de bonne guerre et c'est par souci de transparence. Ça me permet de jouer mon rôle tout en évitant la perception de conflit d'intérêts. »

Le maire Sévigny sera à la tête de l'UMQ pour au moins un an. Ce mandat sera renouvelable en mai 2017. 

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