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Prix en arts et culture : trois auteures estriennes récompensées

La sixième remise annuelle des prix en arts et culture du Conseil de la Culture de l'Estrie avait lieu lundi à Sherbrooke. Andrée A. Michaud, Véronique Grenier, Marianne Verville et les Correspondances d'Eastman sont reparties avec les grands honneurs. 

Un texte de Geneviève Proulx

Le grand prix CALQ, assorti d'une bourse de 5000 $, a été décerné à l'auteure Andrée A. Michaud pour son livre Bondrée. Ce n'est pas le premier honneur que récolte l'auteure de Saint-Sébastien, près de Lac-Mégantic pour cette oeuvre. En 2014, elle avait été lauréate des Prix littéraires du gouverneur général, entre autres.

Les membres du comité de sélection ont été happés par ce thriller psychologique. « La finesse de l'écriture d'Andrée A. Michaud, l'atmosphère brillamment installée et la puissance d'évocation des images en font un roman qui marque son lecteur. La narration est d'une grande fluidité et nous emporte une histoire riche de sens », a déclaré la présidente du conseil d'administration du CALQ, Marie Côté. 

« Ma première réaction a été "je suis contente!" Je suis vraiment une fille de l'Estrie. Je suis contente d'être reconnue chez moi. Ça n'a pas de prix pour moi. On ne sait jamais à quoi s'attendre. Dans le cas de Bondrée, j'en étais très fière et je ne m'attendais à rien. Depuis, le succès me tombe dessus. À 58 ans, enfin ma carrière prend une nouvelle direction, un envol », a raconté la lauréate. 

Pour ses projets d'album de poésie Les jours périlleux et un spectacle solo mélangeant théâtre et poésie, Brassée, Marianne Verville est repartie avec le prix de la relève. « Je suis tellement heureuse. Je suis très émue. Je ne m'y attendais pas. Tout le monde dit ça, mais c'est vrai! Je suis tellement contente que d'autres artistes professionnels reconnaissent le travail que j'ai fait, qu'on reconnaisse la poésie performée. J'espère que cet art prendra son envol », a dit l'artiste qui a empoché, du coup, 500 $ en bourse. 

Les Correspondances d'Eastman ont été récompensées pour son volet jeunesse dans la catégorie Développement culturel. « De multiples gestes bien ficelés ont permis aux Correspondances d'Eastman de construire un lien fort et remarquable avec son milieu et de s'imposer comme un événement et un organisme incontournable dans la région en ce qui a trait à la littérature. »

Coup de coeur

Finalement, l'auteure Véronique Grenier a reçu le prix Coup de coeur pour sa pièce Moé pis toé qui a été présentée au Festival Saint-Ambroise-Fringe en 2015. Chroniqueuse dans les journaux La Nouvelle et Urbania, celle qui enseigne également la philosophie « a su, en début de carrière, se tailler une place dans le paysage littéraire et créer des liens avec des médias nationaux et régionaux qui lui assurent une grande visibilité et une reconnaissance méritée. » Le CALQ a été charmé par le « style d'écriture frais, neuf, empreint de vrai et de poésie. »

« Ça fait vraiment du gros doux. C'est comme la chose la plus belle du monde. Un prix Coup de coeur, ça veut dire que tu viens toucher les émotions, toucher les gens. C'est l'essentiel du travail que je fais », a-t-elle dit après avoir remporté les honneurs.  

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