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Québec veut confisquer le bunker des Hells Angels à Sherbrooke

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) veut faire confisquer le repaire des Hells Angels, situé sur la rue Wellington Sud, à Sherbrooke.

C'est ce que révèle une requête dont Radio-Canada a obtenu copie. Le « bunker » était sous ordonnance de blocage depuis le 1er avril 2009. La requête déposée mardi par le DPCP demande maintenant au juge que soit émis une ordonnance de confiscation, soutenant que le repaire a servi a servi comme « bien infractionnel ».

Plusieurs membres des Hells Angels et sympathisants du groupe de motards ont admis dans leur plaidoyer de culpabilité s'en être servi pour faire de la surveillance et partager des informations, notamment durant la guerre de motards, selon la requête du DPCP.

Le DPCP décrit par ailleurs le repaire de Sherbrooke comme une « forteresse », un « outil de rencontre sécuritaire », une façon d'« assurer leur visibilité sur tous les territoires » et un endroit pour y camoufler « des armes, de l'argent et des renseignements sur les ennemis de l'organisation ».

La requête sera débattue le 18 novembre au Centre de services judiciaires Gouin.

Procès annulé

L'opération SharQc, un acronyme pour Stratégie Hells Angels Rayon Québec, menée en avril 2009, était le résultat de trois ans et demi d'enquête des diverses escouades régionales mixtes sous l'égide de la Sûreté du Québec.

L'objectif était de déstabiliser l'organisation pour plusieurs années en procédant à des arrestations massives. Au total, 156 personnes avaient été visées lors de l'opération SharQc. La majorité d'entre elles, soit plus d'une centaine, avaient plaidé coupables.

Il y a un peu plus d'un mois, cinq Hells Angels du chapitre de Sherbrooke qui subissaient un procès pour meurtres et complot pour meurtre dans le cadre de l'opération SharQc, ont été remis en liberté. Leur procès, qui se tenait depuis le 10 août au centre judiciaire Gouin à Montréal, a pris fin quand le juge James Brunton de la Cour supérieure du Québec a ordonné l'arrêt des procédures.

C'est également le juge James Bronton qui avait ordonné l'arrêt des procédures en mai 2011 dans le dossier de 31 autres accusés en raison des délais déraisonnables.

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