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Rapport du vérificateur général : le maire de Sherbrooke émet des réserves

Faute de personnel, la Ville de Sherbrooke a perdu entre 4 M$ et 7 M$ en subventions gouvernementales l'an dernier, selon le rapport annuel du vérificateur général. Le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, émet toutefois certaines réserves.

Jusqu'à tout récemment, la Ville de Sherbrooke n'avait pas assez d'effectif affecté à la gestion optimale des subventions gouvernementales. Elle a ainsi laissé passer 3 M$ de subventions en pavage, 1,3 M$ pour la construction du garage municipal et 500 000 $ pour la qualification de la maintenance de la main d'oeuvre temporaire.

« [Il y avait] des effectifs très réduits pour gérer des dossiers très complexes, en plus de deux intérims à la direction. Ce n'était pas un contexte pour optimiser les programmes de subventions », explique le vérificateur général, Claude Cournoyer.

Le maire Bernard Sévigny rappelle que présenter des demandes de subventions pour tous les programmes demanderait des ressources que la Ville ne possède pas.

« Nous on ne dépose pas tous les projets de façon systématique dans tous les programmes de subvention [...] ça prendrait beaucoup de monde pour faire ça. Souvent, on le sait parce qu'on a de l'information que pour tel programme on pourrait se qualifier, mais pour d'autres raisons l'enveloppe serait épuisée [...] est-ce que le vérificateur général est au courant de toutes ces informations? » a-t-il souligné.

Trop de policiers temporaires

Ce n'est pas le seul endroit où la Ville pourrait économiser : le Service de police de Sherbrooke (SPS) a lui aussi été montré du doigt. La Ville pourrait sauver 500 000 $ en réorganisant son service de police, ajoute Claude Cournoyer. 

En comparant Sherbrooke à Trois-Rivières, Terrebonne, Saguenay et Lévis, le vérificateur général a constaté que le SPS compte en moyenne 20 policiers permanents et 11 policiers temporaires de plus que dans ces villes, dont la population est comparable.  

La direction du SPS a d'ailleurs déjà engagé des négociations pour obtenir plus de souplesse dans sa gestion des effectifs. « Déjà cette année, il y a eu moins de policiers temporaires qui ont été engagés que ceux prévus au budget », précise-t-il. 

Par ailleurs, Claude Cournoyer souligne que la Ville a amélioré les vérifications financières des services municipaux. Il ajoute que 59 % de ses recommandations de l'an dernier et 73 % de celles émises il y a deux ans ont été appliquées. 

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