Retour

Rapprochements des cultures : des organismes de Sherbrooke réclament plus de soutien

Une dizaine de représentants d'organismes communautaires et culturels de Sherbrooke ont signé une lettre ouverte. Ils demandent aux différents gouvernements ainsi qu'au maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, d'investir davantage dans des programmes et des fonds visant à rapprocher la communauté.

Les signataires de cette lettre rappellent que la tuerie de Québec aurait pu se produire à Sherbrooke, endroit où on a recensé le plus de crimes haineux au Québec en 2014. « On constate ça au quotidien. Les gens nous font des confidences, quand ils sont en recherche d'emploi ou à l'école, ils entendent des choses, des blagues qui ne sont pas drôles », donne en exemple la directrice générale du Service d'aide aux néo-Canadiens, Mercedes Orellana.

Cette dernière soutient que, depuis les événements du 11 septembre, plusieurs font le lien entre la confession musulmane et le terrorisme. « Les gens que l'on reçoit ici, ce sont des gens qui ont fui le terrorisme, qui veulent reconstruire leur vie, qui veulent donner un espace de sécurité pour faire grandir les enfants », rappelle Mme Orellana

Selon les signataires, « les personnes musulmanes se sentent toujours en situation de devoir se justifier, de prouver qu'elles ne sont pas des djihadistes, qu'elles ne sont pas contre l'égalité des hommes et des femmes, etc. [...] Beaucoup de personnes musulmanes ressentent un malaise, expriment un sentiment d'insécurité dans notre ville. »

Pour eux, il est urgent « d'être proactif pour prévenir de nouveaux drames. [...] Pour qu'il y ait un véritable rapprochement interculturel, il est nécessaire que les décideurs et les leaders de la société d'accueil confirment clairement leur engagement de lutter contre le racisme et les discriminations. »

Plus d'articles

Vidéo du jour


Les glucides mettent-ils notre santé en jeu?





Rabais de la semaine