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Rassemblement en solidarité à Alep à Sherbrooke

Une quarantaine de personnes ont participé à un rassemblement en soutien à la population d'Alep, jeudi soir, devant l'hôtel de ville de Sherbrooke.

« On croit encore que manifester c'est une façon d'occuper un espace publique et de poser un geste politique », a expliqué l'une des organisatrices, Nathalie Plaat.

Selon Amnistie internationale, à ce jour, le conflit en Syrie a fait plus de 300 000 morts et 5 millions de déplacés et réfugiés. L’ONU rappelle qu'environ 13,5 millions de Syriens ont un urgent besoin d’assistance humanitaire à l’intérieur du pays.

« Il faut penser que nous sommes aussi ici en solidarité avec les Syriens qui se trouvent en Estrie », a pour sa part lancé à la foule Mireille Elchacar, coordonatrice régionale d'Amnistie internationale.

Nathalie Plaat et Abigail Bajofer, deux citoyennes engagées, ont eu envie d'apporter une forme de support à la population syrienne touchée par le conflit.

« Comme tout le monde, j'ai vu les images. Une lettre publiée dans Le Devoir a agi comme détonateur chez moi. Il demandait pourquoi il n'y avait pas des gens dans la rue comme lors de la guerre du Vietnam ou en Irak. Il disait que c'était parce qu'on assistait à l'effritement du sens moral et qu'on était dans une indifférence par rapport à ça. Ça été ça qui m'a donné envie de dire aux gens d'adopter une autre posture que l'indifférence », dit Mme Platt.

On n'est pas dupes. On sait que nous, à Sherbrooke, on n'arrêtera pas quelque chose qui est pris dans un blocage diplomatique depuis des années. Mais, l'acte symbolique a une grande valeur.

Nathalie Plaat

Pour Abigail Bajofer, ce sont les horreurs vécues par les civils qui l'ont poussée à agir. « J'ai été touchée par cette image du petit garçon mort noyé qui a fait le tour du monde. Comme maman de deux enfants en jeune âge, j'ai été vraiment touchée. Les sentiments de culpabilité, d'impuissance ont été immenses. Il fallait faire quelque chose. On s'est connecté virtuellement. On s'est dit qu'il fallait transformer ce sentiment en quelque chose. »

Les organisatrices soutiennent que le rassemblement n'a rien de politique. « On n'est pas pro ni anti Bachar, ni pro ou anti russe. On est touché par des images horrifiantes. C'est une façon de prendre l'espace public et de transformer ce sentiment de culpabilité », soutient Mme Bajofer.

Après la lecture de textes et la tenue d'une minute de silence, les participants ont participé à la création d'une toile collective.

« Se recueillir et être ensemble entre humains pour exprimer notre support à d'autres humains. On pense aussi à la population syrienne de Sherbrooke qu'on a accueillie. On veut leur dire qu'on est solidaire, qu'on a une idée de l'enfer d'où ils viennent », rappelle Mme Plaat.

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