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Réfugiés et sécurité : le maire de Sherbrooke se fait rassurant

La Ville de Sherbrooke a toujours l'intention d'accueillir des réfugiés syriens à bras ouverts, et ce, malgré la vague d'inquiétudes qui a suivi les attentats de Paris de vendredi.

« Les gens qu'on va recevoir, ce sont des familles des victimes de ceux qui ont fui la terreur, la tyrannie. Ce ne sont pas des terroristes, et ça, je pense qu'il faut le répéter. On en accueille depuis longtemps et à Sherbrooke, les gens s'intègrent », note le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny.

Sherbrooke devrait recevoir entre 400 et 500 réfugiés. Des événements comme ceux de Paris mènent vers une certaine polarisation du débat, admet-il. « Je pense qu'il faut rassurer la population », insiste-t-il, ajoutant qu'il a confiance que le gouvernement canadien va exercer un « contrôle très serré ».

« Il n'y a pas de compromis à faire sur la sécurité et dans ce sens-là, je pense qu'il faut faire confiance à ceux qui font la sélection des familles que nous allons accueillir », a-t-il poursuivi.

Côtoyer les réfugiés

La coordonnatrice du Centre d'éducation populaire (CEP) de l'Estrie, Mylène Rioux, a été touchée par les commentaires qui ont déferlé sur les réseaux sociaux au cours du week-end. Une pétition réclamant la suspension de l'accueil des 25 000 réfugiés a même été lancée du côté de Québec.

La coordonnatrice d'expérience a réagi sur Facebook.

« Je voulais faire un témoignage pour parler de la réalité que moi je vis tous les jours avec ces personnes-là », a-t-elle expliqué, en entrevue à C'est pas trop tôt en Estrie. Ce sont des personnes qui ont besoin d'aide, ajoute-t-elle.

« Ce qu'il faut comprendre, c'est que les réfugiés qui vont quitter la Syrie et qui cherchent à être accueillis ailleurs, ce qui s'est passé à Paris au cours de la fin de semaine, c'est monnaie courante pour eux. Des cadavres sur le sol, des bombardements, c'est des choses qu'ils côtoient couramment. Qui ne voudrait pas être sauvé? Qui ne voudrait pas avoir de l'aide? » soulève-t-elle.

Selon elle, le problème de fond vient en grande partie de la peur de l'inconnu. « Les commentaires, les trucs qu'on entend, je pense que ça vient de personnes qui ne côtoient pas ces personnes-là, qui ne vont pas à leur rencontre », avance-t-elle.

Plus tôt lundi, le drapeau français a été hissé devant l'hôtel de ville de Sherbrooke, en solidarité avec Paris.

Une minute de silence sera également observée en soirée à la séance du conseil, tandis que le consul honoraire de France s'adressera aux élus et aux citoyens présents.

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