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Réinvestissement réclamé de la part des travailleurs de la petite enfance de l'Estrie

La commission sur l'éducation à la petite enfance était de passage jeudi à Sherbrooke. Malgré la diversité des groupes présents, un message semble faire l'unanimité : un réinvestissement est nécessaire.

Plusieurs éducatrices en Centre de la petite enfance (CPE), par exemple, ont parlé des impacts des compressions sur leur travail, comme l'augmentation de leurs tâches domestiques, des ratios enfants-éducatrices pas toujours respectés ou encore une baisse de l'offre alimentaire.

« On sent un réel désengagement de la part du gouvernement et du ministère envers nos milieux et nos CPE », déplore la présidente du Syndicat des travailleuses (eurs) des CPE de l'Estrie, Stéphanie Vachon.

De plus, les classes de maternelle 4 ans ne font pas l'unanimité. Le regroupement des CPE croit qu'il est préférable que le réseau des services de garde soit le seul service éducatif reconnu pour accueillir les enfants de 4 ans issus de milieux défavorisés, ce qui éviterait de les intégrer au réseau scolaire.

« Nous sommes maintenant en CPE. Ce sont des éducatrices, ce sont des gens professionnels qui ont un DEC en éducation à l'enfance », explique Lucie Thériault, du Regroupement des CPE des Cantons de l'Est

Selon elle, les éducateurs ont donc toutes les capacités pour assurer un « plein développement des enfants ». « Il faut être reconnu à notre juste valeur », insiste-t-elle.

Un réinvestissement pas encore gagné

Sherbrooke est la quatrième ville à être visitée par la commission. Il y en aura 14 en tout.

Son président, André Lebon, souhaite être en mesure de présenter ses recommandations en février. Il ignore cependant si le réinvestissement promis cette semaine en santé et en éducation touchera la petite enfance.

« On espère que le réinvestissement va toucher la petite enfance, mais ça n'apparaît pas très évident à ce moment-ci que c'est si clair que ça », a-t-il commenté.

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