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Rencontre avec l'animateur de la Fête nationale de Sherbrooke 

Fort de huit années passées à l'animation de la Fête nationale à Sherbrooke, les souvenirs reliés à la Saint-Jean sont nombreux pour Guy Ouellet.

« Mes premiers souvenirs, j'étais bien petit. J'y allais comme spectateur comme tout le monde. Je me souviens d'être allé avec les enfants. D'être allé réveiller les enfants qui étaient tout petits dans ce temps-là, de les avoir embarqués dans l'auto, ils devaient avoir 4 ou 5 ans, et on allait voir les feux d'artifice.  

Il y a eu des soirées du 24 juin plus mémorables que d'autres. Celle de 1976, entre autres, où la météo a joué les trouble-fêtes. « Je me souviens aussi d'une fête nationale où il y avait Louise Forestier. Il pleuvait des cordes et tout le monde voulait rester debout et Louise Forrestier avait dit : "Non, non! On s'assoit les foufounes dans la bouette! [C'était une belle époque pour s'asseoir dans la boue], on avait le linge pour! » raconte en riant celui qui bosse également comme communicateur. 

Comme animateur, c'est certes cette soirée où la défunte Ève Cournoyer était sur les planches. « Une édition où Urbain Desbois et la regrettée Ève Cournoyers étaient sur scène. J'étais un assez grand fan d'Ève et, avec le temps, on est devenus un peu amis. Elle m'avait dit à l'oreille, juste avant de monter sur scène, que c'était sa première Saint-Jean. Qu'elle allait en profiter. Tout le monde s'était beaucoup amusé. Au premier accord de guitare, la pluie a commencé à tomber, mais tout le monde est resté! Les gens la veulent la fête qu'il pleuve ou pas. Ève Cournoyer s'est enlevé la vie près d'un an plus tard après avoir sorti son album qui était le plus lumineux et avoir fait la première page du journal Voir. Allez comprendre. »

Au-delà des festivités de la Saint-Jean-Baptiste, Guy Ouellet croit que la Fête nationale est un bon moment pour réfléchir à notre identité québécoise. « Qu'on ne se laisse pas ratatiner, qu'on ne se laisse pas convaincre qu'on n'est pas bon. Qu'on prenne le temps de remarquer ce qu'on fait de meilleur. Comment on est bon en innovation, dans toutes sortes de secteur. Évidemment en culture parce que celle-là saute aux yeux et aux oreilles! [...] Arrêter d'avoir cet esprit réducteur où on se réduit soi-même plutôt que de dire "wow! Quelle bonne idée! »

Et qu'est-ce qui rend le plus fier d'être Québécois? « Quand j'écoute le discours de Xavier Dolan sur la grande scène au Festival de Cannes. [...] Quand je vois qu'on confie à Denis Villeneuve de réaliser le prochain Blade Runner. Quand je vois des Richard Desjardins triompher en France. Quand j'apprends que c'est un metteur en scène québécois qui met en scène le dernier opéra du MET. Ça m'épate complètement et c'est dans ce temps-là que je suis le plus fier d'être Québécois. On ne s'en parle pas assez. »

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