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Rencontre unique avec le peintre Jacques Barbeau

À 82 ans, Jacques Barbeau refuse de ranger ses pinceaux. Figure importante des arts visuels à Sherbrooke, on lui doit notamment les deux murales qui sont accrochées au centre-ville, rue Wellington Nord, à la halte des Pionniers. Encore aujourd'hui, le cofondateur peint même s'il est très malade. 

Sa dernière oeuvre en cours, intitulée Juliette, est destinée à son épouse qui célébrera son anniversaire en novembre. « Ça la représente un peu. Sans être un portrait, il y a des éléments qui la rappellent. Elle m'a aidé beaucoup. Ça n'a pas toujours été facile. J'étais impliqué au Musée. Il y a bien des soirs où elle était seule. Elle a été généreuse de son temps », raconte M. Barbeau. 

Même si plusieurs qualifient son style de naïf, le principal intéressé refuse cette étiquette. « Selon moi, il n'y a pas de naïveté là-dedans. Je ne vois pas ce qu'il a de naïf dans ce que je fais. Je ne pense pas être naïf non plus. Je n'ai jamais prétendu que je faisais de l'art naïf », dit-il en riant. 

Il a été de ceux qui ont mis sur pied le Musée des beaux-arts de Sherbrooke. « On était tout un groupe. On a travaillé fort. Particulièrement, Jeannine Blais qui est décédée dernièrement. Le Musée a pris plus d'ampleur que souhaité. C'est heureux! On a parti ça et on n'imaginait pas que ça progresserait aussi rapidement. »

De nombreuses de ses oeuvres ont été offertes au Musée des beaux-arts de Sherbrooke. « Je vais leur en donner d'autres. Ils vont apprendre ça un moment donné! » rigole-t-il. 

Malade, l'artiste se désole de ne plus pouvoir produire autant qu'auparavant. « Je le déplore, parce qu'avant, ça n'a jamais été une épreuve de créer. C'est pire que les mains, c'est le génie qui manque... »

Malgré tout, Jacques Barbeau refuse de se laisser abattre. « Je ne suis pas pessimiste. Si je réussis à refléter ça dans mes oeuvres, tant mieux. »

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