Retour

Résidences pour aînés : la nouvelle règlementation soulève des inquiétudes en Estrie

L'assouplissement des normes de certification pour les résidences de personnes âgées remet en question la sécurité des aînés, dénonce le président de la FADOQ de l'Estrie, Réjean Audet.

Selon Québec, plusieurs résidences étaient menacées de fermeture parce qu'elles étaient incapables, sous l'ancienne règlementation, de financer la formation de leur personnel afin de maintenir leur certification.

L'argument est loin de convaincre M. Audet. « Je trouve que pour des raisons économiques, les règles de certification sont revues à la baisse et pour moi, c'est pour permettre à certaines résidence de conserver leur certification puis de continuer à faire des profits », soulève-t-il.

C'est la sécurité la sécurité des aînés qui le préoccupe dans ce dossier. « On favorise ainsi une relâche dans les normes pour assurer la survie de certaines résidences sans s'assurer du maintien d'une surveillance adéquate par le personnel », déplore-t-il.

Réjean Audet plaide plutôt pour une aide gouvernementale afin d'aider les petites résidences pour personnes âgées à se conformer aux normes de certification.

« Peu importe ce qui arrive, dans le contexte où on est, la population vieillit. Il va falloir qu'on décide comme société quelles sont les valeurs auxquelles on tient », insiste-t-il.

Moins d'inquiétude chez les comités d'usagers

Le directeur général du Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU), Pierre Blain, accueille plutôt d'un bon œil le projet de révision du règlement sur la certification des résidences pour personnes âgées déposé mardi.

« Il y a des mesures qui sont très concrètes et satisfaisantes. Ce qu'on reproche un petit peu, c'est qu'on assouplit les règles pour permettre à l'entreprise privée de pouvoir continuer à opérer. Cependant, je pense que ces règles-là sont correctes dans beaucoup de cas », résume-t-il.

La nouvelle classification des résidences, par exemple, était une demande de longue date du RPCU. « Dès qu'on arrive dans les classifications deux, trois, et quatre, ça prend du personnel formé et compétent pour pouvoir donner ces services-là », fait-il valoir.

Dans le cas des résidences de catégorie un, toutefois, ce sont des bénévoles - adultes et non membres du personnel - qui assureront la surveillance de ces résidences.

Cette mesure n'inquiète pas Pierre Blain. Ce sont des résidences où les personnes sont autonomes, a-t-il rappelé. Une inquiétude subsiste toutefois au RCPU. « Qui détermine qu'une personne est autonome? C'est là justement qu'il ne faudrait pas que des résidences avec des personnes autonomes accueille des personnes qui ne le sont pas. C'est là qu'il y a une différence et une grande crainte de notre côté », soutient-il.

Plus d'articles

Commentaires