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Santé des communautés immigrantes et anglophones en Estrie : d'importants écarts à diminuer

La direction de la Santé publique de l'Estrie a rendu public un portrait de santé et de bien-être des communautés linguistiques et culturelles de la région jeudi. Les données recueillies démontrent un écart de santé important entre les gens nés au Canada et ceux issus des autres communautés.

Par exemple, selon les données compilées, les élèves anglophones du secondaire mangent moins bien et sont plus souvent victimes de violence à l'école que les francophones. Les enfants anglophones de maternelle se retrouvent également plus souvent en situation de vulnérabilité que les francophones. 

Aussi, les immigrants ont moins accès à un médecin de famille que les gens nés au Canada et se retrouvent plus souvent dans une situation économique désavantageuse.

Une quinzaine de recommandations ont été faites aux décideurs et professionnels de la santé afin d'améliorer leur état de santé. Entre autres, on suggère d'offrir des formations aux professionnels de la santé portant sur les communautés anglophones et immigrantes. On recommande aussi de traduire les documents et qu'ils soient culturellement adaptés aux communautés.

Pour arriver à ces résultats, 48 personnes issues des communautés anglophones et immigrantes en Estrie ont participé à des groupes de discussion pour partager leur expérience. Aussi, les chercheurs ont utilisé différentes sources pour arriver à leurs résultats, comme le recensement de Statistique Canada de 2011, une Enquête québécoise sur la santé des jeunes au secondaire de l'Institut de la statistique du Québec et l'Enquête de santé populationnelle estrienne menée par la Direction de santé publique de l'Estrie.

L'Estrie compte un peu plus de 30 000 anglophones nés au Canada et près de 20 000 immigrants. Ces deux groupes forment environ 10 % de la population.

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