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Santé... mais interdit? Le casse-tête des boîtes à lunch à l'école se complique à Sherbrooke

Trancher la pomme et éplucher l'orange, enlever le yogourt et oublier les barres tendres : la recette de la collation parfaite se complique pour les parents, confrontés à des listes de plus en plus restrictives de la part des écoles primaires de la région de Sherbrooke. 

L'école Beaulieu, par exemple, accepte la majorité des fruits est légumes. Par contre, les enfants ne peuvent pas apporter de produits laitiers (sauf du fromage ferme), des barres tendres ainsi que des muffins ou des biscuits.

Parmi les aliments permis, on suggère des crudités, des fruits frais ou des galettes de riz nature ou des craquelins de blé. 

Du côté de l'école des Aventuriers, située dans le secteur Saint-Élie, on permet davantage d'aliments. Par exemple, les craquelins, pains et muffins sont acceptés à condition qu'il n'y ait pas de chocolat à l'intérieur. Toutefois, les biscuits et barres tendres sont refusés. 

Du côté de La Maisonnée, toutes les collations achetées dans un contenant qui se mange avec un ustensile sont interdites ainsi que les trempettes, les muffins et les salades de fruits.

Quant aux fruits, on demande que les pommes soient coupées en quartiers ou en rondelles, que les agrumes soient épluchés, que les melons soient coupés en cube et que les concombres soient épluchés et tranchés, entre autres. 

« De la gestion de classe »

« La politique-cadre du Ministère est claire, et la politique-cadre des commissions scolaires est claire : c'est l'offre alimentaire qui est réglementée, et non pas ce que les parents envoient à l'école », explique Benoit Houle, le président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie (SEE-CSQ).

Mais si la politique est claire pour l'heure du midi, dans les classes, les enseignants ont le droit de mettre certaines balises, poursuit-il.

Ainsi, même une collation santé peut être interdite parce qu'elle risque de causer des dégâts. C'est ce qui fait par exemple que les yogourts liquides ou tout ce qui se mange à la cuillère ne sont parfois pas permis en classe.

Collations santé

Le plus simple pour les parents consiste donc à envoyer des fruits et légumes en collation à leur enfant. 

Selon la nutritionniste Geneviève Arbour, comme ce sont des glucides, ils suffisent à le soutenir jusqu'à l'heure du dîner.

« Les glucides, c'est ce que le cerveau utilise comme carburant de base, donc on peut penser que le fruit et le légume va fournir le glucide nécessaire à la concentration si l'enfant a eu la chance de bien déjeuner le matin », précise-t-elle. 

Il s'agit également d'une façon d'atteindre plus facilement les cinq portions de fruits et légumes demandées par jour.

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