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Se sortir de l'aide sociale grâce à son scouteur électrique

Vous l'avez peut-être aperçu dans les rues de Sherbrooke au cours des derniers mois. Jean-Philippe Sauret a démarré sa petite entreprise de livraison et, ce qui est unique, c'est qu'il fait ses livraisons en scouteur électrique! Une façon pour lui de se sortir de l'aide sociale en créant un emploi avec peu d'investissement.

Un texte de Brigitte Marcoux

Depuis quatre mois, Jean-Philippe Sauret fait des livraisons dans Sherbrooke. Il fait des courses pour ses clients au dépanneur, à la pharmacie ou au resto et livre le tout à la porte en scouteur électrique.

« J'ai emprunté de l'argent pour acheter un scouteur. Je voulais rentabiliser mon investissement et j'ai constaté qu'il y avait un besoin pour ce type de service alors j'ai pris l'initiative de distribuer des cartes d'affaires », explique ce père de famille de trois jeunes enfants de moins de trois ans.

Jean-Philippe Sauret a fait le tour des dépanneurs à Sherbrooke et a finalement développé un petit partenariat avec le dépanneur de son quartier. Le propriétaire lui a donné un coup de pouce pour faire sa publicité. Aujourd'hui, le livreur compte 150 clients réguliers et 200 occasionnels.

« J'ai suivi un cours d'entrepreneuriat chez Pro-Gestion Estrie. Ils m'ont montré comment gérer des employés, comment démarrer une entreprise et comment le gouvernement fonctionne. Le cours de trois semaines m'a beaucoup aidé à faire ce que je fais aujourd'hui », explique le jeune père de famille qui cherchait depuis un bon moment comment ne plus recevoir d'aide sociale.

Ses affaires vont bien. Dernièrement, il a embauché deux autres personnes afin de prendre la relève de son service de livraison le soir et la fin de semaine.

Cet hiver, c'est en quadriporteur qu'il fera ses courses. Son bon ami, qui au départ était un client, a accepté de l'aider en lui prêtant son véhicule motorisé. 

« Étant donné que je n'ai pas besoin de ma machine tous les jours, je lui ai dit que je pourrais lui prêter. Avec ça, il va pouvoir monter les côtes plus facilement. C'est ma façon de donner au suivant », raconte Alain Lahaie.

Le livreur en scouteur espère avoir à son compte une dizaine d'employés d'ici quelques années. « À coup de 2 $ la livraison plus le pourboire, ça me permet de mettre du pain et du lait sur la table pour ma famille. »

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