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Séance houleuse du conseil municipal à Sherbrooke : un citoyen expulsé

La dernière séance du conseil municipal, avant la pause d'été, a été passablement houleuse lundi soir. Le porte-parole du comité citoyen les AmiEs du boisé des Deux-Ruisseaux a été expulsé lors de la séance, parce qu'il refusait de mettre un terme à son allocution.

Marc-André Paquette a tenu tête au conseil municipal en refusant de quitter la tribune citoyenne, après les cinq minutes allouées à son allocation lors de la période de questions, et a été escorté par les policiers, sous les applaudissements nourris de la foule qui appuyait sa démarche.

La séance a dû être levée pendant quelques minutes, le temps que la situation se rétablisse, des citoyens outrés réclamant un droit de parole pour M. Paquette. Des élus ont également quitté la salle pendant cette expulsion.

Le porte-parole du comité citoyen a toutefois quitté calmement l’hôtel de ville, sous le regard des policiers, postés à l’entrée, qui empêchait son retour.

« Je venais avec peu d’espoir, mais beaucoup pour que les autres citoyens voient nos efforts colossaux », affirme-t-il. Depuis 2008, le regroupement a été très actif pour défendre un plateau , situé dans le boisé des Deux-Ruisseaux , contre le développement d’un projet immobilier.

Marc-André Paquette admet connaître le règlement qui limite à 5 minutes le temps d’intervention d’un citoyen un microphone lors de la période de questions, et n’était pas surpris de cette expulsion. Mais il était impossible, selon lui, de passer son message dans un délai si court.

M. Paquette revenait passer de nouveau son message, soit la préservation d’un secteur du boisé des Deux-Ruisseaux. Le regroupement s’oppose à quatre développements sur l’ensemble du projet, et venait avec un document de recommandations pour les élus, « qu’ils ne liront probablement pas ». Le groupe propose notamment à la ville d’acheter ces terrains au promoteur, pour préserver le plus beau secteur de la forêt.

Marc-André Paquette ne perd toutefois pas tout espoir dans ce dossier.

« Le déboisement qui a été fait, c’est sur la rue Irénée-Pelletier. La forêt n’a pas encore été touchée. »

Une attitude déplorable

L’altercation a été déplorée par le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, qui estime qu’il s’agit d’une attitude déplorable et irrespectueuse.

« On les a écoutés attentivement pendant sept, huit minutes, alors qu’eux, ils ne nous ont pas écoutés. »

Le maire, tout comme le conseiller de l’arrondissement du mont Bellevue, Jean-François Rouleau, estiment que la Ville a fait suffisamment sa part pour préserver la forêt, dans ce secteur.

« Dans ce type de projet, on essaie de trouver un terrain d’entente entre citoyens et promoteur, et c’est ce qui a été fait […] je comprends que quelques arbres vont être coupés, mais 37 % d’un territoire qui va être préservé, avec l’accord de la majorité des citoyens, je pense que le travail a bien été fait. »

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