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Sécurité ferroviaire : les partis provinciaux prennent position

Les représentants des quatre principaux partis provinciaux étaient à Lac-Mégantic vendredi lors de la cérémonie de commémoration de la tragédie ferroviaire. Un devoir de mémoire, mais aussi une occasion pour chacun de donner l'heure juste quant à leur position sur la sécurité ferroviaire, à trois mois des élections.

Certains réclament une commission d’enquête publique, d’autres mettent l’accent sur la voie de contournement. Retour sur les positions de chacun des partis, qui y vont tous de leurs propres revendications.

Québec solidaire

La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, réclame d’abord et avant tout une commission d’enquête publique sur la tragédie.

« Comment ça se fait qu’il n’y a jamais eu d’enquête publique là-dessus? Il y a quelque chose d’incompréhensible là-dedans. C’est des vies humaines, mais au-delà de cela, c’est tout un village qui est stressé, qui n’a pas vu ses demandes comblées avant tout dernièrement. Il faut remettre en question nos anciennes pratiques et une enquête publique nous aiderait à le faire », a indiqué Manon Massé.

Coalition avenir Québec

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, souhaite de son côté la construction imminente de la voie de contournement.

« Je pense que ça va être difficile de tourner la page sur ce drame tant que la voie de contournement ne sera pas réalisée. Il est plus que temps que les deux ministres s’entendent et avec l’accord de la mairesse actuelle pour être certain que la population soit rassurée », a insisté François Legault.

Parti québécois

Jean-François Lisée du Parti québécois veut plutôt attirer l’attention sur les trains à la dérive. En 2017, 44 incidents semblables ont été répertoriés au Bureau de la sécurité des transports, un sommet depuis 10 ans.

« Je suis renversé d’apprendre que cinq ans après un évènement qui a été causé par l’absence de freins automatiques lorsqu’un train se déplace de façon involontaire, il n’y a toujours pas de mécanisme pour empêcher ça et que le nombre de mouvements involontaires de trains augmente d’année en année », a pour sa part fait valoir Jean-François Lisée.

Parti libéral

Le dernier et non le moindre, le ministre des Tranports du Québec, André Fortin, a justifié son refus de modifier le tracé de la voie de contournement.

« Ce qu’on veut dans le projet qui est mené par le gouvernement fédéral, c’est de s’assurer qu’on a le tracé le plus sécuritaire possible. Le tracé qui a été sélectionné par le gouvernement fédéral et pour lequel on s’inscrit financièrement est le tracé où on peut le mieux assurer la sécurité tant des utilisateurs du train que des gens du voisinage. C’est le tracé qui va être privilégié et auquel on est venu après plusieurs années d’études », a conclu le ministre.

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