Retour

Sentiers de motoneige bloqués : les agriculteurs ne font pas ça « de gaieté de coeur »

Une dizaine d'agriculteurs de l'Estrie ont rencontré les médias jeudi matin pour expliquer les raisons pour lesquelles ils bloqueront leurs terres aux motoneigistes. Cette menace sera mise à exécution le 6 février prochain si le « gouvernement du Québec ne suspend pas la réforme du Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA) ».

L’UPA avance que le PCTFA se traduit par une hausse moyenne de 38 % du fardeau fiscal des agriculteurs. « Cela s’ajoute aux augmentations substantielles ces dernières années en raison de l’augmentation importante de la valeur des terres (800 % en 20 ans) et du mode d’évaluation utilisé par les municipalités », déplore l’UPA.

« La population doit comprendre que nous ne faisons pas ça de gaieté de cœur. Nous avons toujours été heureux de permettre aux amateurs de plein air de traverser nos terres ; la plupart du temps sans aucune compensation, mais le mépris a eu raison de notre patience », a déclaré la présidente du Syndicat local de l’UPA du Haut-Saint-François, Lynne Martel-Bégin.

Les agriculteurs réclament que le nouveau ministre de l'Agriculture, Laurent Lessard, suspende les modifications au PCTFA et qu'il réunisse les intervenants concernés pour trouver des « solutions durables au régime foncier agricole ».

« Depuis des mois, avec les Municipalités, on demande de s’asseoir avec le gouvernement! On ne demande pas de budget supplémentaire. On veut des solutions à long terme pour la fiscalité agricole du Québec » a ajouté le président de la Fédération de l’UPA-Estrie, François Bourassa.

Certains agriculteurs n'ont pas attendu au 6 février pour bloquer les sentiers. C'est le cas de Jonathan Blais, un acériculteur de La Patrie, près du mont Mégantic.

Plus d'articles