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Sept familles toujours sans logis à Sherbrooke

Alors que des milliers de québécois ont profité du premier juillet pour déménager leurs pénates, sept ménages n'ont toujours pas de nouveau nid pour les accueillir à Sherbrooke. Parmi celles-ci se trouve une famille de dix.

D’après le coordonnateur de l’Association des locataires de Sherbrooke, les grands logements sont durs à trouver dans la région. « Et dans le peu qu’il y a les coûts sont quand même assez élevés […] il y a également de la discrimination qui se fait par rapport aux enfants, aux personnes seules, au revenu des gens », explique Normand Couture.

Les logements les moins dispendieux sont parfois insalubres, ajoute Normand Couture. « Même si tu es pauvre, tu ne veux pas te retrouver dans un logement qui peut causer des problèmes de santé et de sécurité », ajoute-t-il.

Deux ménages, dont la famille de dix, sont actuellement logés dans des hébergements temporaires fournis par la Ville. Les autres ménages restent chez des amis ou ches des membres de leur famille. « Chaque année on a toujours réussi à trouver des logements pour ces gens-là », mentionne Normand Couture, confiant.

La canicule s’invite dans les déménagements

Plus de 200 000 Québécois ont profité de la fin de semaine pour déménager, malgré la chaleur et l’humidité intense. « C'est sûr que ça rajoute un gros défi, mais on essaie de l'oublier et d'aller le plus vite possible pour satisfaire la clientèle », lance Didier Prince, un déménageur.

La santé publique de l'Estrie a d’ailleurs émis des conseils de prévention advenant une fatigue exagérée, des nausées, des crampes ou des étourdissements.

« Si ces symptômes-là se présentent, on arrête, on se met au frais, on boit, on appelle le 811 pour s'assurer s'il y a un besoin de consultations, spécifie Linda Pinsonneault, médecin en santé publique. Dans le cas où quelqu'un deviendrait vraiment confus ou perdrait connaissance, à ce moment-là, on appelle le 911 parce que c'est une urgence médicale. »

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