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Sherbrooke : lancement du Centre d'expertise en sécurité aéroportuaire Airpole

La construction d'un Centre d'expertise en sécurité aéroportuaire de Sherbrooke a été annoncée en grande pompe lundi après-midi. Nommé Airpole, le projet promet de grandes retombées pour l'Estrie. Seule ombre au tableau : le montage financier du projet, évalué à 22 millions $, reste à ficeler.

La première phase à se mettre en branle sur les terrains de l'aéroport de Sherbrooke sera le centre d'entraînement et de formation (CENFOR). Trois plateaux seront installés afin de permettre à ceux qui reçoivent la formation de la mettre en pratique par des simulations, qu'il s'agisse d'un écrasement d'avion, d'une prise d'otage ou d'une alerte à la bombe.

À l'heure actuelle, un tel centre de formation existe en Virginie, mais il est uniquement dédié aux agents du FBI. Le CENFOR sera donc unique en Amérique du Nord et le conseil d'administration compte sur cette particularité pour convaincre les deux paliers de gouvernement d'embarquer dans le projet. Des demandes ont été déposées au fédéral comme au provincial, mais aucune réponse n'a encore été reçue.

Airpole compte aussi sur l'entente de trois ans conclue avec l'Association internationale du transport aérien (IATA) pour rallier à ses côtés des partenaires financiers. Selon, le président du C.A. d'Airpole, Bernard Ricard, le soutien d'IATA est la « clé de voûte » qui permettra de leur ouvrir les portes du financement. 

« Des gestionnaires d'aéroport de partout dans le monde vont venir recevoir leur formation chez nous. Toute la partie théorique sera assumée par eux », ajoute la directrice générale de Sherbrooke Innopole, Josée Fortin, qui se dit elle aussi convaincue de rassembler le financement nécessaire.

La firme Raymond Grand Thornton évalue les retombées d'Airpole à 14,6 millions $, dont 10 millions en retombées directes. Le Centre d'expertise permettrait également de maintenir 986 emplois sur une période de 10 ans, dont 840 en région.

Et le service aérien?

Le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, croit qu'Airpole aidera l'aéroport régional à concrétiser son projet d'offrir des vols commerciaux, même si ce dernier n'est pas lié au Centre d'expertise. 

« C'est complémentaire, oui, mais en même temps, un peut se développer sans l'autre. On peut commencer la formation pendant qu'on continue de travailler à essayer d'offrir un service aérien » plaide-t-il.

Il croit lui aussi que le Centre d'excellence réussira à trouver le financement nécessaire. Ce Centre-là va générer également des revenus. Il va être financé à partir d'autres sources », fait-il remarquer.

Le CENFOR devrait être prêt à opérer en 2016. Les deux autres phases, qui incluent une vitrine industrielle et un centre d'intégration et de tests de technologies et d'équipements, suivront.

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